Le MRC va présenter un candidat aux élections législatives dans la 1ère circonscription du Territoire de Belfort. Serait-ce Christian Rayot ? Réponse cette semaine. Le MRC va présenter un candidat aux élections législatives dans la 1ère circonscription du Territoire de Belfort. Serait-ce Christian Rayot ? Réponse cette semaine. (© MyAireUrbaine.info - Thibault Quartier)

Belfort: la 1ère circonscription réservée au MRC aux législatives

Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle lancent la campagne aux élections législatives, programmées les 11 et 18 juin. Dans le Territoire de Belfort, les choses bougent. Le Parti socialiste (PS), absent du second tour de l'élection présidentielle, ne présente pas non plus de candidat dans la 1ère circonscription du Territoire de Belfort, conformément à un accord national signé avec le Mouvement républicain et citoyen (MRC) réservant des circonscriptions au second nommé.

Au mois de décembre 2016, le Parti socialiste annonçait ses deux candidats aux élections législatives dans les deux circonscriptions du Territoire de Belfort : Arthur Courty dans la première (sud Territoire) et Maud Clavequin dans la seconde (nord Territoire). Il y a quelques semaines, l'investiture a été retirée à Arthur Courty. Le PS n'envoie plus de candidat et réserve la circonscription au MRC. Ce dernier laisse la place aux socialistes dans la 2nde circonscription.

« Elle a été prémonitoire, cette décision du Parti socialiste », lance un élu belfortain de gauche à l'occasion de la soirée électorale organisée à la préfecture. Non sans sarcasme. Surtout que Benoît Hamon ne passe que très difficilement les 5 % dans le département. « C'était la circonscription naturelle à laisser au MRC, acquiesce Samia Jaber, élue socialiste d'opposition à la mairie de Belfort, à l'agglomération et au Département, avant de confier : Il fallait voir qui était le meilleur et qui a les capacités de gagner. Ce n'est pas n'importe quel candidat qui peut siphonner les voix du Front national. » D'où le fait que ce soit cette circonscription qui soit réservée au MRC. Une réalité d'autant plus importante à la vue du vote frontiste à l'occasion de ce premier tour de l'élection présidentielle, où Marine Le Pen recueille presque un tiers des votes exprimés. Et le poids du FN est encore plus forts dans le sud du Territoire de Belfort, où l'on a des communes où la candidate dépasse les 40 %. Dans les arcanes, ils sont nombreux à évoquer le nom de Christian Rayot, président de la communauté de communes sud Territoire (CCST) et élu d'opposition MRC au Département, pour se lancer dans l'aventure. « Le début de la reconquête de la gauche dans le Territoire de Belfort passe par la 1ère circonscription, insiste même Samia Jaber. C'est la mère des batailles. Tous nos efforts doivent être faits sur cette circonscription. » Le message est clair. Mais le nom du candidat MRC n'est pas encore connu. « Les militants le désigneront ce mercredi soir », relève Christian Rayot, qui ne sait pas encore (!) s'il sera candidat à la candidature. Bastien Faudot, très proche de Christian Rayot, ne sera sûrement pas loin si le premier nommé n'y va pas. 

Le Parti socialiste dans une situation cornélienne

La 1ère circonscription, mère des batailles ? Cela veut-il signifier que l'on oublie la 2nde circonscription ? Le PS y envoie pourtant une candidate. Mais un autre jeu risquerait de s'y jouer, configuré autour du mouvement En Marche. Les investitures de ce mouvement ne devraient pas tarder à être définies dans le Territoire. Selon nos informations, cinq personnes se sont portées candidates à la candidature via la procédure d'En Marche.  Mais la socialiste Maud Clavequin – qui appelle à voter Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle pour contrer Marine Le Pen – la solliciterait dans la 2nde circonscription. Ce qu'elle n'a pas confirmé hier soir : si elle admet trouver des points positifs dans le programme d'Emmanuel Macron, elle s'en remet aux réunions parisiennes de cette semaine. Rappelons que Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté (dont Maud Clavequin est vice-présidente), est un soutien d'Emmanuel Macron. Christophe Grudler, de son côté, devrait disposer de l'investiture du mouvement d'Emmanuel Macron dans le sud Territoire pour la 1ère circonscription.

Bruno Kern, délégué départemental d'En Marche, ne se montrait pas enthousiaste quant à cette perspective d'accord MRC-PS, ce dimanche soir. « C'est la fin d'une époque, lançait-il On n'en est plus au temps des tractations d'appareil. Un parti qui ne représente que 5 % dans le Territoire de Belfort ne peut plus peser ».

La gauche pourrait donc bien se trouver dans une situation cornélienne lors du premier tour des législatives de juin. Un militant PS pourrait soutenir la candidature du candidat MRC dans le sud du Territoire et donc faire campagne contre le candidat du mouvement En Marche, Christophe Grudler. Dans le même temps, il pourrait soutenir la campagne d'une candidate socialiste à l'investiture d'En Marche. On parle de la reconquête de la gauche. On se demande surtout si le Parti socialiste ne marche pas sur la tête.

Thibault Quartier

Une clé anglaise de l'information, capable d'écrire autant sur le marché des Leds en aquariophilie que sur celui des huîtres ou des poules en zones périurbaines ! Un sujet vous paraît abscons, il se fera un plaisir de l'expliquer.

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