Et si on coupait la télé ? la chronique qui rend votre semaine plus riche. Et si on coupait la télé ? la chronique qui rend votre semaine plus riche. Impetus Festival 2017 - Du 5 au 8 mai en Franche-Comté et dans le Jura Suisse

Et si on coupait la télé ? #7

« Et si on coupait la télé ? » c’est une petite chronique hebdomadaire « qui pique ». On voudrait qu’elle vous éclaire sur les thèmes d’actualité, mais aussi qu’elle vous redonne enthousiasme et espérance dans les projets qui naissent dans notre belle Aire Urbaine.

Qu’est-ce qu’elle était belle cette semaine 14 de l’année 2017 ! 

En tout cas dans l’Aire Urbaine, ou plutôt dans le nouveau Pôle Métropolitain. C’est le nouveau nom, une nouvelle assemblée qui réunit les élus du Grand Belfort, du Pays de Montbéliard Agglomération, des Communautés des Communes du Sud Territoire et des Vosges du Sud. Avec un espoir de voir enfin des projets géographiquement cohérents ? (voir l’article du 8 avril par Simon)

En revanche, pour le reste du monde, on ne peut pas considérer que la semaine ait été belle. Horrible, désastreuse, catastrophique, seraient des qualificatifs plus adaptés.

« La guerre est un acte de violence destiné à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté.»

Carl Von Clausewitz dans De la guerre (1832)

Près d’une centaine de morts suite à une attaque au « gaz toxique » sur une ville du Nord-Ouest de la Syrie. C’était mardi dernier, le 4 avril 2017. Le Sarin, c’est un gaz neurotoxique qui s’attaque au système nerveux, accessoirement interdit de production et d’utilisation par la résolution 687 des Nations Unies (1991). On s’assoit dessus.

Trump frappe !

L’Organisation des Nations Unies (ONU) s’insurge, demande des comptes. Les membres permanents du Conseil de Sécurité demandent une enquête « rapide » pour déterminer les responsabilités. Et voilà Donald qui arrive, montre son émotion en direct et frappe. Cinquante-neuf missiles Tomahawk, tirés dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 avril depuis deux navires US présents en Méditerranée, s’abattent sur la base aérienne de Al-Chaayrate. Stupéfaction. Brouhaha généralisé. On applaudit d’un côté, on s’alarme de l’autre. Et puis plus rien, ou presque.

Pourquoi ? Parce que si cela peut constituer une surprise pour le commun des mortels, il n’en ait rien pour nos dirigeants.

Tout d’abord, l’attaque chimique, dont le régime syrien se défend. Nos moyens de surveillance militaires et civils, tournés vers la Syrie, authentifient les faits. Ils permettent de savoir d’où est partie l’attaque, et quand. Le doute, s’il existe dans les discours, n’est pas permis dans les plus hautes sphères. Avec un esprit torturé, on pourrait envisager la thèse d’un épandage de Sarin par l’"Etat Islamique" en suivant l’attaque des forces syriennes, mais cette hypothèse tient difficilement la route, de par les moyens et la réactivité nécessaires.

Puis, il y a la non-réaction de Moscou. Pas si surprenant que cela. Poutine ne peut réfuter l’attaque d’Al-Assad contre son peuple. Aussi étonnant que cela puisse paraître, la réaction de Trump était réfléchie. Il a prévenu les chefs d’Etat avant l’action. Poutine compris.

Trump ne frappe pas gratis. Il sait qu’il marque le retour des Etats-Unis d’Amérique dans la gestion internationale. Il lance un message fort à ses concitoyens d’abord, à ses homologues étrangers ensuite. Et il en profite pour envoyer une force navale au large de la Corée du Nord.

Un conflit, deux ennemis

La complexité de ce conflit, qui a déjà tué plus de trois cent vingt mille Syriens et en a déplacé cinq millions dans les pays voisins, réside dans le fait que les démocrates occidentaux font face à deux ennemis. Les groupements islamistes et le régime de Bachar Al-Assad. Le peuple est au milieu, pris entre deux feux. Notre première menace étant l’Etat Islamique, le choix a été fait de laisser Bachar agir. Mais plus à n’importe quel prix.

Il faut aussi rappeler que nombre de nos choix occidentaux, par le passé, ont considérablement déstabilisé le Moyen-Orient. L’Irak de Saddam Hussein, la Libye de Kadhafi. Des choix qui ont permis à nos ennemis d’aujourd’hui de grandir, de se renforcer, au détriment de la paix des peuples et de notre sécurité à l’intérieur même de nos frontières.

Tout cela démontre la complexité des relations internationales et n’enlève rien à l’horreur de cette attaque chimique.

Notre responsabilité d’électeurs

Une complexité à laquelle sera confronté notre prochain président de la République. Il lui faudra être fort, assumer le rôle de la France au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU, assumer son rôle de chef d’un Etat possédant la composante nucléaire à son arsenal militaire. Le poids peut être lourd à porter. Il faut être bien entouré, bien choisir ses conseillers, savoir analyser (très) vite et bien. L’avenir de la France, mais aussi celui du monde, en dépendent.

Dans deux semaines, ce poids sera sur nos épaules. Nos épaules d’électeurs qui choisiront LA personne qui doit tenter de redonner espoir aux Français, et de se faire entendre sur la scène internationale, au nom des Droits de l’Homme et de la paix entre les peuples.

Bon allez, on coupe la télé pour de bon et on revient aux choses concrètes.

Et c’est une belle semaine de début de printemps, nous permettant de décrocher de nos écrans et d’aller à la rencontre de vrais gens, histoire de partager des idées et des émotions.

Tout d’abord, à noter que la MIFE90, cité des métiers du Territoire de Belfort, organise deux séances d’information :

  • Mesurez l’utilité sociale de votre association le mardi 11 avril à 18 h
  • Devenez un pro du social le mercredi 12 avril à 14 h.

Mercredi 12 avril à 14 h, la Maison Départementale de l’Environnement (MDE) ouvre son espace ludique sur le site du Malsaucy. Ça tombe bien, c’est le jour des enfants ! Une belle façon de concilier détente au soleil et sensibilisation de nos enfants à leur futur rôle de citoyen eco-responsable. 

Jeudi 13 avril à 18 h 30, il sera temps de préparer le week-end et de partager un moment de convivialité avec vos amis et collègues. Pour cela, nous ne pouvons que vous conseiller d’aller à la Poudrière assister au premier concert-marché où vous pourrez écouter la musique live de Noeh et découvrir des producteurs locaux.

Vendredi 14 avril, c’est l’ouverture de l’Impetus Festival au Moloco à 20 h 30. Préparez vos bouchons d’oreilles, parce que ça va envoyer du lourd avec le groupe Californien Suicidal Tendencies, grande référence du métal hardcore. Un festival qui tombe à pic au milieu de la cacophonie internationale et du bruit des bottes.

Pour finir la semaine, rendez-vous au Catering Café à Héricourt samedi 15 avril, pour une soirée rock destructuré et expérimental, avec les locaux Struck, Stoic Drama et Jäger Blaster.

Une belle semaine en somme, et pour en savoir plus, y’a qu’à demander à l’internet (en cliquant sur nos liens), ou jeter un coup d’œil sur notre agenda Facebook. On ne va pas vous mâcher tout le travail non plus !

Laurent

Pas journaliste pour un sou, c'est un citoyen observateur et investi. Il aime partager son regard acéré et éclairé sur le monde qui nous entoure. Loin de ses racines, c'est l'oeil extérieur sur notre région, dont il mesure toutes les qualités et à laquelle il est désormais attaché.

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