Dracula va-t-il revenir d'entre les morts à l'occasion du Bloody week-end, du 26 au 18 mai à Audincourt ? Loïc Bugnon a sûrement une petite idée... Dracula va-t-il revenir d'entre les morts à l'occasion du Bloody week-end, du 26 au 18 mai à Audincourt ? Loïc Bugnon a sûrement une petite idée... ©myaireurbaine.info - Thibault Quartier x 2

Bloody week-end : un festival... fantastique à préserver !

Loïc Bugnon est le créateur et le directeur artistique du Bloody week-end, un festival du film fantastique. Du 26 au 28 mai, à La Filature d'Audincourt, se tiendra la 8e édition de ce festival d'un autre genre, façonné par un couple de passionnés.

Au mur de la maison de Loïc et Aurélie Bugnon, créateurs du Bloody week-end, à Andelnans, des affiches de filmz, dont l'affiche italienne originale du chef d’œuvre de Brian de Palma Il fatasma del palcoscenico, autrement dit le célèbre Phantom of the paradize. L'affiche de ce film culte est légèrement plus petite que sa version française. C'est une pièce rare. C'est le film qui trône au sommet du cœur de Loïc Bugnon, accompagné du personnage central de la série de films Halloween, Michael Myers dont le couple détient de nombreuses figurines. Dans des vitrines, justement, des figurines en veux-tu en voilà de personnages de filmz. Adossé au mur, une reproduction du cercueil de Dracula qui a servi de support à une animation l'année dernière. Plus de 200 personnes s'y sont allongées lors du week-end ! La nappe de la table à manger est quant à elle recouverte de mini-affiches de films. Bienvenue au cœur de l'univers fantastique. Un univers et un genre que met à l'honneur le couple, le temps d'un week-end, les 26, 27 et 28 mai à Audincourt. C'est le Bloody week-end. « On a tous un pied dans le fantastique », estime Loïc Bugnon pour souligner le large spectre de cet univers. « C'est un cinéma qui est entré dans les mœurs, analyse-t-il. C'est super large comme genre. Regardez chaque semaine les sorties. Il y a toujours un film de genre à l'écran. » L'an dernier, 4 000 passionnés ont foulé les allées du festival. Même si le festival attire principalement des visiteurs extérieurs à la Franche-Comté (environ 60 %), les Comtois commencent à venir découvrir cet événement. Le résultat du bouche-à-oreille, mais aussi de la carte avantages jeunes de la Région.

Un festival en péril ?

Contrairement à ce que peut suggérer son nom, ce festival n'est pas un événement autour du gore. C'est un festival de la culture fantastique, autour des films évidemment, mais aussi de la littérature ou encore le graphisme. « Tous les arts sont représentés », insiste Loïc Bugnon. Pourtant, rien n'est facile pour l'organiser. L’œuvre n'est pas loin d'être en péril. « On a besoin de soutiens institutionnels, confie-t-il, avant de souffler, avec un sourire en coin : Ha ! C'est dur la culture. » Le festival cumule les partenariats pour avoir de la visibilité, mais un coup de pouce ne serait pas de trop pour faire vivre un événement qui rayonne à l'extérieur. En témoignent les invités de cette éditions 2017. Les frères Bogdanoff, qui ont accompagné de nombreux jeunes dans les années 1980 avec l'émission Temps X, viennent faire une conférence. L'acteur Vernon Wells, qui apparaît notamment dans Mad Max II et est apparu parfois dans McGyver, K 2000 ou encore Hunter sera aussi de la partie.

Comme chaque année, une compétition international de courts-métrages est organisée. Dix films d'animation et quatorze films de fiction sont retenus, dont trois américains, deux espagnols et même, pour la première fois, un film turc. Plusieurs récompenses seront décernées à l'occasion de ce week-end : le Grand Prix, le prix du Jury ou encore le prix du Public. Le jury sera présidé par Sergio Martino alors que le jury jeunes, regroupant des moins de 25 ans, sera présidé par Frederick Raynal.

Même si la réalisation n'est pas simple, les organisateurs ne manquent pas d'imagination pour créer des animations et animer la culture fantastique. Tout au long du week-end, des longs-métrages sont diffusés, des documentaires (sur Georges Méliès notamment), des séances de dédicaces ou encore un concours de cosplay. Des animations sont prévues pour les plus jeunes (maquillage...) pour leur faire découvrir ce monde parallèle. Le vendredi 26 mai, les visiteurs pourront même découvrir la mythique De Lorean DMC-12 de Retour vers le futur ! L'année dernière, on pouvait être mis en bière. Cette année, Loïc et Aurélie Bugnon ont confectionné un confessionnal... filmé ! Autant dire un subtil mélange d'humour et d'angoisse, comme le précise Loïc Bugnon en citant le monstre sacré Alfred Hitchcock : « L'angoisse n'est pas supportable sans l'humour. C'est le mélange qui fait plaisir. » Silence... Action !

Bloody week-end, 26, 27 et 28 mai à La Filature d'Audincourt – entrée : 5 euros - www.bloodyweek-end.fr

Le corbeau, symbole du festival

Le festival a désormais son emblème : un corbeau tenant une pellicule de 35 mm. On le retrouve sur les objets de merchandising. Une image importante du cinéma de genre, qui évoque indubitablement Edgard Poe et Alfred Hitchcok. Une image, certes noire, mais qui colle parfaitement avec cet événement d'un autre genre qui cultive une culture alternative. Le corbeau renvoie aussi aux Fables de La Fontaine et au Corbeau et le Renard. Une image clé de l'imaginaire populaire français. Ce logo sera aussi celui de la boutique dédiée à l'univers fantastique que doit ouvrir dans les prochains mois Loïc Bugnon.

Thibault Quartier

Une clé anglaise de l'information, capable d'écrire autant sur le marché des Leds en aquariophilie que sur celui des huîtres ou des poules en zones périurbaines ! Un sujet vous paraît abscons, il se fera un plaisir de l'expliquer.

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