Montbéliard : l’Adapei installe un centre de ressources à la Petite-Hollande

En septembre 2021, l’Adapei du Doubs ouvrira un centre de ressources médico-sociales dans le quartier de la Petite-Hollande. Un projet qui s’inscrit dans les nouvelles orientations de l’association et dans une volonté de regrouper les établissements d’accueil du pays de Montbéliard.

En 2014, l’Adapei du Doubs a décidé de rénover son bâti, mais aussi sa manière de prendre en charge les enfants et adolescents en situation de handicap. Avec un mot d’ordre : sortir de la logique d’institution au bénéfice de la logique d’inclusion. « Concrètement, ne plus accueillir « dans les murs », mais « hors les murs » à chaque fois que possible, en s’appuyant en l’occurrence sur un nouveau centre de ressources médico-sociales, implanté au cœur de la cité », précise le dossier de presse de la municipalité de Montbéliard. Le nouveau centre de ressources médico-sociales de l’Adapéi sera réparti sur deux sites, dans le quartier de la Petite-Holande (contre sept aujourd’hui), rue Lulli, à proximité du Jules-Vernes, et dans l’enceinte du lycée Germaine-Tillon. Le centre de ressources médico-sociales du site Lulli s’installera sur une surface de 4 468 m2. Et 1 530 m2 seront consacrés aux ateliers de formations professionnelles au site Germaine-Tillon. Ce projet s’inscrit pleinement dans cette volonté d’inclusion scolaire et devrait permettre d’atteindre un taux de scolarisation de 80 %. « Idéalement placé à deux pas du Jules-Verne, de la plaine de jeux et de l’école maternelle Debussy, à quelques centaines de mètres seulement de l’école élémentaire du Petit-Chênois, le nouvel établissement permettra aux enfants porteurs de handicap d’accéder très facilement aux écoles, aux activités ludiques et sportives proposées par les services municipaux et les associations locales », insiste à ce sujet la municipalité.

L’ouverture d’un centre de ressources dans le quartier est l’une des actions en faveur de l’inclusion tout comme la recherche d’une scolarisation pour le plus grand nombre dans les écoles, collèges et lycées, la formation professionnelle intégrée à un lycée ; les chambres d’internat dans des studios ou appartements dans un parc locatif ; l’accueil de très jeunes enfants polyhandicapés dans une crèche ; ou la fréquentation, le mercredi, des centres de loisirs ou clubs sportifs.

Mêler habitat et activités économiques

De son côté, Montbéliard cherche à valoriser le quartier de la Petite-Hollande. Elle « cherche à développer et dynamiser le quartier de la Petite-Hollande en diversifiant ses fonctions urbaines aujourd’hui très marquées par l’habitat ». L’accueil d’activités professionnelles est une piste qui peut améliorer l’image de ce quartier. Le projet de restructuration du centre commercial des Hexagone s’inscrit notamment dans cette volonté. « Il va sans dire qu’au vu de la taille et de la nature du projet, du nombre d’enfants et d’emplois accueillis, cette implantation est une véritable opportunité (…). La présence de ce programme au cœur même du quartier, là où, il y a peu, se dressait une imposante barre de logements, va permettre à la Ville de structurer un nouvel environnement en mêlant activités économiques, services, loisirs et habitat ».

Le nouveau centre va accueillir 299 jeunes, âgés de 0 à 20 ans, déficients intellectuels, autistes ou polyhandicapés. 133 seront accueillis en service d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad). « Ils fréquentent essentiellement les crèches et établissements scolaires à proximité de leur domicile. Ils viendront, une à deux fois par semaine, en rééducation ou en soutien éducatif et pédagogique au centre de ressource », précise le dossier de presse. 163 jeunes seront accueillis en institut médico-éducatif (IME). « Pour certains, ils fréquentent les classes externalisées en convention avec l’Adapei du Doubs, dans les écoles, collèges et lycées. Ils ne reviennent au centre de ressources que le mercredi ou pour suivre en alternance la formation professionnelle ou en rééducation. Pour d’autres, les plus vulnérables, ils fréquentent, essentiellement le centre de ressources, mais les échanges vers l’extérieur sont permanents, individuellement ou en groupe », rappelle le dossier de presse.

Le budget de ce projet, qui emploiera 125 personnes, atteint 14,4 millions d’euros.