Émilie, Guillaume et Thomas, organisateurs du festival éternel. Émilie, Guillaume et Thomas, organisateurs du festival éternel. (© My Aire Urbaine – Simon Vermot Desroches)

Belfort : un festival pour lancer l’usine 5D

Pour fêter le lancement de L’Usine version 5 dimensions, l’équipe qui gère cet espace de co-working, au Techn'hom de Belfort, organise un festival pendant trois jours du 26 au 28 avril. Au programme: discussions autour du travail et de l’éducation, concerts et ateliers.

« On souhaite faire germer des idées ! » Voici en quelques mots ce que les dirigeants de l’association qui a créée l’Usine, l’espace de co-working du Techn’hom de Belfort, souhaitent réaliser à travers le festival Éternel, du 26 au 28 avril. Émilie, Thomas et Guillaume profitent de l’ouverture de la version 5D de leur espace pour lancer la première édition de ce festival qui, ils l'espèrent, en appellera d'autres. « Le but est qu’il n’y ait pas de spectateurs, mais que tout le monde soit acteur, assure Émilie. On souhaiterait remettre en question le travail et l’éducation, comme nous essaierons de le faire dans l’Usine. Ça nous permet de nous remettre nous aussi en question. »

Festival, fabrique de bonnes idées

Le festival se veut donc une source d’inspiration et de réflexion à travers des ateliers qui sortent eux aussi de l’ordinaire. Ainsi, la journée du vendredi sera dédiée au thème "inventons le travail 5.0" et l’usine sera découpée en une multitude de tables rondes mélangeant les âges, les professions et les opinions… Chacun aura droit à trois mots clés pour se présenter. « Il y a quelques années, nous avions organisé cela et Yves Ackermann, alors président du Département, était venu. À sa table, certains n’avaient aucune idée de qui il était et donc il n’y avait aucune barrière. C'est un super souvenir », expliquent les organisateurs. Plusieurs experts nationaux du thème du travail seront également cachés parmi les participants. « On espère un public le plus divers possible ; ce n’est que comme ça qu’il y aura une véritable réflexion. » La journée sera ponctuée par une représentation théâtrale de la compagnie Ideis. Le lendemain, samedi 28 avril, le fond sera l’éducation et la forme un peu différente. Des ateliers seront ainsi organisés pour découvrir les nouvelles manières d’enseigner (notamment autour du handicap, des médias, des dangers du web…) avant une après-midi café-débat autour de l’école de demain.

Côté plus conventionnel

Si le festival se veut original, il n’oublie pas les classiques du genre. Notamment lors de la soirée d’ouverture, qui présentera au cinéma Pathé de Belfort, le documentaire Enseignez à vivre ! Edgar Morin et l’éducation innovante. Un reportage dans plusieurs établissements publics qui permettent à des « décrocheurs » du système scolaire d’apprendre et de découvrir leurs passions, grâce à des systèmes d’apprentissage différents. Abraham Segal, le réalisateur, sera présent et un débat sera organisé à la suite de la projection.

Le festival aura également son instant musical lors de l’inauguration de l’Usine 5D le 27 avril, avec quatre concerts dans la soirée (dont l’entrée est libre). Enfin, pour clôturer, le samedi 28, il faudra se rendre à l’amphi de l’UTBM de Belfort pour une conférence de Marc Halévy. Polytechnicien, ingénieur nucléaire, docteur en physique théorique, mais également en philosophie et histoire des religions, l’homme efface les barrières entre disciplines et questionne l’avenir et « ce que nous allons devenir ».

Côté pratique

Les ateliers sont payants. Vous pouvez obtenir des places sur inscriptions. Avec un pass deux jours, vous obtenez l’accès aux ateliers du vendredi et du samedi (à L’Usine) et à la conférence du samedi (amphithéâtre UTBM). La soirée cinéma du jeudi soir n’est pas inclus dans le pass festival. Grâce à des partenariats, le festival propose d’offrir plusieurs places, « afin que l’argent ne soit pas une barrière ». Pour cela, contactez directement L’Usine. Enfin, l’entrée sera libre pour l’inauguration de l’espace de co-working et les concerts qui suivront. 

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.