Un an après le plan de sauvetage du site de Belfort, où en sont les engagements de chacun ? Un an après le plan de sauvetage du site de Belfort, où en sont les engagements de chacun ? (© My Aire Urbaine : Simon Vermot Desroches)

Alstom: où en est le plan de sauvetage

Afin d’empêcher la fermeture du site de Belfort il y a un peu plus d’un an, l’État s’était mobilisé et avait développé un plan de sauvetage. Investissements des collectivités, de l’État, de la SNCF et du groupe ferroviaire… le comité de suivi national a permis de faire un bilan sur les avancés de ce plan.

La menace de fermeture du site de Belfort en pleine période électorale avait accouché d’un plan de sauvetage taillé sur mesure pour permettre au site de Belfort de rester productif pour plusieurs années et de se diversifier. Pour mémoire, le plan annoncé au mois d’octobre 2016 consistait à faire plusieurs commandes (15 TGV pour l’État, 6 rames TGV et 20 locomotives dépanneuses pour la SNCF), un investissement d’Alstom pour faire du site de Belfort un centre de maintenance et un investissement du groupe pour diversifier la production de l’usine belfortaine.

Où en sont les commandes ?

Le conseil d’administration de SNCF mobilités a approuvé la commande de 15 rames TGV Euroduplex (la dernière gamme de TGV qui sont notamment sur la ligne Paris-Bordeaux) en février et l'a notifié à Alstom.

Ensuite la SNCF a confirmé son besoin de 20 locomotives de secours. Le cahier des charges est en cours de rédaction et l’attribution du marché se profile pour fin 2018.

Enfin l’État, la SNCF et l’agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) ont confirmé le financement de 30 rames TET/TER, qui seront réalisées sur le site de Reichshoffen.

Centre de maintenance et diversification

Aujourd’hui, 70 personnes sont employées dans le secteur « service », qui s’occupe principalement de la maintenance. Il y aura dans ce secteur du travail pour les trois prochaines années grâce à la maintenance de 30 locomotives.

Les travaux ont maintenant démarré depuis plusieurs mois, notamment grâce à la réactivité des collectivités locales pour l’aménagement des voies d’accès au site industriel. S'il a été confirmé que le bus du futur ne sera pas réalisé dans les ateliers de Belfort, le TGV du futur sera bien un produit belfortain. Un investissement de 3,2 millions d’euros a d’ailleurs été annoncé pour moderniser les outils du site sur les 30 millions annoncés par le groupe.

Si l’État se fait le fer de lance du maintien du site de Belfort, le groupe Alstom lui, semble un peu plus prudent, ce que ne manquent pas de faire remarquer les salariés du site.

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.