Législative partielle: beaucoup de monde sur la ligne de départ (© My Aire Urbaine : Thibault Quartier)

Législative partielle: beaucoup de monde sur la ligne de départ

L'élection législative partielle de la première circonscription du Territoire de Belfort qui aura lieu les 28 janvier et 4 février commence à se dessiner. Tour d’horizon des candidats, des alliances, des surprises…

C’est reparti pour un tour! Après les primaires, la présidentielle, les législatives, les élections en venaient presque à manquer! La liste définitive et officielle des candidats pour la législative partielle dans la première circonscription du Territoire de Belfort sera connue le 5 janvier au soir. Cependant, plusieurs partis ont d’ores et déjà officialisé leurs champions.

Neuf candidats officieux avant d’être officiels

Les deux candidats du deuxième tour de juin dernier, Ian Boucard pour les Républicains, et Christophe Grudler pour le MoDem, ont annoncé leur candidature dès l’annonce par le Conseil constitutionnel d’annuler l’élection.

À gauche, alors que certains appelaient à une union, il devrait tout de même y avoir embouteillage. Si le MRC et le PC ont rejoint Anais Beltran de la France Insoumise, le Parti socialiste présentera lui aussi un candidat fin janvier: Arthur Courty. Un candidat écologiste, Vincent Jeudy sera aussi de la partie, tout comme un candidat Lutte Ouvrière, Yves Fontanive.

De l’autre côté de l’échiquier, il devrait y avoir deux candidatures d‘extrême droite. D’abord Jean-Raphaël Sandri, candidat déçu du mois de juin, mais aussi une candidate Les Patriotes, Sophie Montel qui représentera donc le nouveau parti de Florian Philippot. L’UPR présentera également son candidat: Jonathan Vallart.

Boucard / Grudler, épisode 2?

Ce scrutin n’aura pas grand-chose à voir avec celui de juin dernier. D’abord, les deux finalistes ont tous deux à perdre. D'un côté, Ian Boucard, dont l’élection a été annulée pour fraude, peut pâtir de cette attitude peu "démocratique". De l’autre, Christophe Grudler peut se voir coller l’étiquette du mauvais perdant.

Ce sera également un test dans le Territoire pour apprécier un premier bilan d’Emmanuel Macron à la tête du pays.

Ensuite, arrivé troisième lors du premier tour avec 17 % des voix, Jean-Raphaël Sandri (FN) aura du mal à conserver cette place avec l’arrivée de Sophie Montel (Les Patriotes), ancienne vice-présidente du parti frontiste, plus connue et plus médiatisée.

Anaïs Beltran (FI) et Bastien Faudot (MRC), cumulaient à eux deux plus de 21 % des voix au mois de juin et leur alliance les aurait laissés aux portes du second tour. Cette fois unis, ils devront cependant s’opposer au Parti socialiste, qui aura un candidat contrairement à la dernière fois, mais aussi aux écologistes qui n’étaient pas représentés dans cette circonscription.

Dispersées, l’extrême droite et la gauche auront du mal à se maintenir au second tour. Il faudra pour cela obtenir 12,5 % des inscrits, et la participation à une élection partielle au mois de janvier devrait être en-deçà des 49 % des dernières élections. Une triangulaire semble donc improbable.

La campagne éclair de trois semaines est lancée; les concurrents sont sur la ligne de départ. À vos marques, prêts, partez !

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.