Besançon: maintien du contrôle judiciaire d'un anesthésiste soupçonné d'empoisonnements

Le médecin soupçonné d'empoisonnements n'a pas obtenu de pouvoir pratiquer dans d'autres départements que le Doubs en tant que consultatnt en anesthésie, comme il le demandait.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a maintenu mercredi le contrôle judiciaire d'un médecin anesthésiste, mis en examen en mai 2017 pour sept empoisonnements de patients, dont deux mortels, a indiqué l'un de ses avocats.
Les avocats du médecin, âgé de 46 ans, avaient demandé début mai l'allègement de son contrôle judiciaire pour lui permettre d'"exercer en qualité de consultant en anesthésie", a expliqué Me Ornella Spatafora.
Leur client réclamait l'autorisation de pratiquer des consultations dans des établissements hospitaliers hors du département du Doubs, sans accès aux blocs opératoires et aux produits présentant un danger pour les patients.
Les avocats de l'anesthésiste, Mes Randall Schwerdorffer et Ornella Spatafora, avaient souligné "la situation financière extrêmement compliquée" de leur client, "sans revenus depuis 15 mois, alors qu'in fine il pourrait bénéficier d'un non-lieu".
Le praticien, qui clame son innocence depuis sa mise en examen, est soupçonné d'avoir empoisonné sept patients âgés de 37 à 53 ans, entre 2008 et 2017, lors d'opérations sans difficultés particulières dans deux cliniques privées de Besançon.
Selon les investigations de la police judiciaire, des doses létales de potassium et d'anesthésiques locaux avaient été volontairement administrées aux patients, provoquant des arrêts cardiaques. Cinq avaient pu être ranimés, mais deux sont décédés.

(AFP)

Pierre-Yves Ratti

La force tranquille. Sa capacité de recul aurait pu en faire un tireur sportif, mais ce sont les lecteurs de l'Aire urbaine qui vont apprécier sa précision.