Disparition d'une étudiante japonaise à Besançon: la police soupçonne un jeune Chilien DR

Disparition d'une étudiante japonaise à Besançon: la police soupçonne un jeune Chilien

La jeune japonaise vue à Verdun n'est pas la disparue de Besançon, affirme la police judiciaire. Les enquêteurs affirment disposer d'éléments qui permettent de dire qu'elle a été tuée, même si le corps n'a pas été retrouvé.

Le principal suspect dans l'enquête sur le meurtre supposé d'une étudiante japonaise à Besançon est un jeune Chilien qui s'est enfui dans son pays, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête. Cet homme serait l'ex-petit ami de Narumi Kurosaki, dont les enquêteurs affirment qu'elle a été tuée dans la nuit du 4 au 5 décembre, même si son corps n'a pas retrouvé. Le suspect chilien aurait entretenu une liaison avec elle avant qu'elle ne vienne étudier en France, en septembre, a précisé cette source, confirmant une information du Parisien - Aujourd'hui en France

Par ailleurs, les enquêteurs ont écarté la piste avancée mercredi selon laquelle la jeune Narumi aurait été vue vivante le 19 décembre à Verdun (Meuse), à 300 km de Besançon, deux semaines après la date supposée de sa mort. Le patron et une employée d'un bar-tabac de Verdun affirmaient que ce jour-là une jeune femme correspondant au signalement de la jeune Japonaise disparue aurait passé plus de deux heures, en pleurs, dans leur établissement.

"Ce n'est pas la jeune fille vue à Verdun"

"La police judiciaire a identifié la jeune fille vue à Verdun. Ce n'est pas Narumi", a affirmé à ce propos une source policière. La procureure de Besançon communiquera probablement sur ce dossier mardi, lors d'une conférence de presse, a indiqué jeudi le parquet.

La semaine dernière, les enquêteurs avaient précisé qu'ils recherchaient activement un homme soupçonné d'avoir tué l'étudiante japonaise, portée disparue depuis la nuit du 4 au 5 décembre. En France depuis fin août 2016 pour étudier le français, Narumi Kurosaki logeait dans une résidence universitaire sur le campus de l'université de Besançon. Bien que la police n'ait pas retrouvé son corps, les enquêteurs avaient expliqué vendredi disposer d'éléments (vidéosurveillance, données téléphoniques et témoignages) permettant de dire qu'elle avait été tuée. "Il y a de fortes présomptions" qu'elle soit morte, a déclaré la source policière. Dans la nuit supposée du meurtre, plusieurs témoins ont entendu une femme crier dans la cité universitaire, a encore précisé cette source.

(source: AFP)

 

Pierre-Yves Ratti

La force tranquille. Sa capacité de recul aurait pu en faire un tireur sportif, mais ce sont les lecteurs de l'Aire urbaine qui vont apprécier sa précision.