Depuis la fusion Alstom-Siemens, de nombreuses voix s’étaient élevées, notamment les syndicats et les élus locaux, pour que l’État français reste au capital du groupe. Il avait jusqu’au 17 octobre pour exercer ce droit, et c’est donc désormais officiel : l’État ne fait plus partie du capital d’Alstom.

Le chef de file du groupe Les Républicains, Christian Jacob, a annoncé qu'il comptait user de son "droit de tirage" pour une telle commission d'enquête.

L'Etat dispose jusqu'à aujourd'hui de la possibilité d'acheter les titres prêtés par Bouygues. Mais il a confirmé qu'il ne le ferait pas, le ministre de l'Economie précisant que c'était une condition sine qua non du rachat par Siemens.

Même renforcé de Siemens, Alstom restera tributaire du marché, a rappelé Henri Poupart-Lafarge devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Pierre Laurent, numéro 1 du Parti communiste, et Martial Bourquin, sénateur du Doubs, réclament au Premier ministre et au gouvernement de faire jouer l'omption d'achat de l'Etat sur les titres détenus par Bouygues.

La CGT a demandé une enquête parlementaire eyt Arnaud Montebourg menace de poursuites pénales. Le ministre a répondu que Siemens aurait préféré Bombardier si l'Etat français était entré au capital d'Alstom.

Depuis sa constitution en 1928 jusqu'au mariage avec l'allemand Siemens, voici les grandes dates du groupe Alstom, fleuron industriel à l'histoire mouvementée et symbole du savoir-faire français en matière de trains et de turbines.

Alstom et Siemens vont, comme attendu, fusionner. Une fusion « entre égaux » pour reprendre les termes employés par les responsables des deux entreprises dans un communiqué commun. L'État français se retire du capital d'Alstom, qui devient Alstom-Siemens. Aujourd'hui, le TGV est donc franco-allemand, mais l'accord prévoit que Siemens puisse détenir plus de 50,5 % du capital au bout de quatre ans. La concurrence du Chinois CRRC (lire encadré ci-dessous, en bas de l'article) est sur toutes les lèvres pour justifier cette fusion, déjà envisagée en 2014. L'opération doit être finalisée fin 2018. (MAJ : 27/09/2017 à 9h17)

Les syndicats du groupe ferroviaire français Alstom se sont exprimés concernant le rapprochement du groupe vers Siemens. S'ils savent que l'avenir du groupe passe par une possible fusion, le risque de plan social les inquiète. 

Le rapprochement des groupes Alstom et Siemens se précise. Les deux géants du ferroviaire européen réunissent en interne leurs équipes. Ils pourraient officialiser une alliance dès ce mardi 26 septembre.