Le rachat par General Electric de la branche énergie d'Alstom agite depuis plusieurs années les milieux industriels et politiques ainsi que les marchés financiers. En voici les principales étapes.

Les formalités liées aux autorités de la concurrence pourraient retarder une fusion qui fait polémique en France.

"Huit mois après" l'annonce du projet de fusion, "le niveau d'incertitudes reste inacceptable", a estimé l'intersyndicale dans une déclaration commune.

Le résultat d'exploitation est en hausse de 22% sur l'exercice, à 514 millions d'euros. Un chiffre supérieur aux attentes des analystes.

Le produit de ces ventes doit notamment permettre de verser aux actionnaires un dividende extraordinaire à l'occasion de la prise de contrôle par l'allemand Siemens d'Alstom.

Le constructeur français Alstom est pressenti pour fournir le matériel roulant de trois lignes du futur métro automatique du Grand Paris, a annoncé mercredi la Société du Grand Paris (SGP), sans donner le montant de la commande.
Le contrat, qui est encore en cours de négociation et doit être notifié à l'été, devrait dépasser le milliard d'euros, selon des sources proches du dossier. Les trains seront concrètement commandés par la SGP mais financés à 100% par Ile-de-France Mobilités (ex-Stif), l'autorité organisatrice des transports régionaux.
Le marché concerne le design, la conception, la fabrication et la mise en service des rames destinées aux futures lignes 15 (circulaire), 16 et 17 du Grand Paris Express, qui doivent entrer progressivement en service entre 2024 et 2030. Les automatismes doivent faire l'objet d'un contrat séparé.
Concrètement, Alstom devrait fournir jusqu'à 133 rames longues de 108 m - de six voitures chacune - pour la ligne 15 et jusqu'à 50 rames deux fois plus courtes - de trois voitures - pour les lignes 16 et 17.
Le marché comprend également des trains d'auscultation des infrastructures, composés de trois voitures instrumentées, a précisé la SGP dans un communiqué.

(AFP)

La commission nationale demande que l'Assemblée nationale joue un rôle de contrôle plus développé. Le dossier Alstom a suscité de fortes divergences, certains parlementaires estimant que les intérêts français n'ont pas été suffisamment défendus.

Le constructeur ferroviaire français Alstom a annoncé jeudi la signature d'un contrat de 1,4 milliard d'euros pour la fourniture des rames et de la signalisation d'un futur métro léger automatique à Montréal.
Le contrat, annoncé en février, concerne 212 voitures de métro et des systèmes de contrôle des trains automatisés, ainsi que la maintenance pendant trente ans, pour le Réseau express métropolitain (REM), un métro automatique léger dont le premier tronçon doit entrer en service en 2021.

(AFP)

L'ex-PDG d'Alstom, Patrick Kron, a défendu mercredi la pertinence de la vente du pôle énergie de l'entreprise française à General Electric, assurant par ailleurs que cette opération ne s'était pas faite sous la pression de la justice américaine.
"Chaque jour a conforté la pertinence de l'analyse qui avait été faite sur le risque que le statu quo faisait courir au groupe", a déclaré l'ancien président-directeur général d'Alstom et actuel président du fonds français de capital-risque Truffle Capital, lors d'une audition devant des parlementaires.

Il s'exprimait devant la commission d'enquête sur les décision de l'État en matière industrielle, qui concerne notamment Alstom. Le conglomérat General Electric avait racheté en 2015 le pôle énergie de l'industriel français.
"Les faits m'ont donné raison sur la nécessité d'agir et également sur le choix du partenaire qui a été retenu", General Electric, a jugé Patrick Kron.  Selon lui, "Alstom n'avait plus la taille critique" et s'était retrouvé en grande difficulté alors que ses marchés s'effondraient.

L'ex-dirigeant a par ailleurs évoqué une "incroyable rumeur" qui dit "que j'aurais vendu à la demande et sous la pression de la justice américaine en gros pour me protéger de poursuites à mon égard". En décembre 2014, le groupe français avait payé une amende record de 772 millions de dollars aux États-Unis pour des faits de corruption dans plusieurs pays. Un cadre français d'Alstom, Frédéric Pierucci, a été arrêté et a écopé d'une peine de trente mois de prison.
"Je n'ai jamais subi quelque pression que ce soit, je n'ai jamais été exposé à aucun chantage de quelque juridiction que ce soit", "ni des Américains ni d'aucune autre juridiction", a insisté Patrick Kron.
"Ces insinuations sont infondées, elles sont insultantes à mon égard comme d'ailleurs à l'égard de l'ensemble des administrateurs qui ont soutenu à l'unanimité ce projet", a-t-il dit.

(AFP)

Le Pdg du groupe allemand Siemens affirme que la gouvernance restera française.