Sans l'avis du comité de groupe, le processus de rapprochement entre Siemens et Alstom ne peut se poursuivre.

Alstom a annoncé ce lundi 8 janvier qu'il va fournir 14 trains supplémentaires de sa gamme Coradia Polyvalent aux Régions Bourgogne-Franche-Comté et Grand Est pour un montant d’environ 100 millions d’euros. Cette levée d’options, dans le cadre du contrat Régiolis signé en 2009, vient s’ajouter aux 285 trains déjà commandés par les Régions et l’Etat français. La Région Bourgogne-Franche-Comté a ainsi commandé 8 trains Régiolis électriques de 4 voitures qui vont venir compléter les 16 rames de même type déjà notifiées, dont 9 ont déjà été livrées. Le parc de trains Régiolis de la Région Bourgogne-Franche-Comté comptera 24 rames à l’horizon mi-2020, conformément à sa volonté de promouvoir des mobilités plus propres et à sa stratégie d’investissement dans des rames plus modernes, plus confortables et plus économes. La Région Grand Est a, quant à elle, décidé l’acquisition de 6 nouvelles rames dont 5 trains Coradia Liner et un train Régiolis bi-mode de 6 voitures. Le Grand Est dispose déjà d’une flotte de 34 trains Régiolis et de 19 trains Coradia Liner 2 en service commercial.

« Ces commandes supplémentaires constituent une excellente nouvelle pour la filière ferroviaire française et pour les sites Alstom en France. Elles marquent le renouvellement de la confiance des régions Bourgogne-Franche-Comté et Grand Est envers Alstom et sa solution Coradia Polyvalent, » se réjouit Jean-Baptiste Eyméoud, Président d’Alstom France.

Régiolis et Coradia Liner sont des trains issus de la gamme Coradia Polyvalent qui se déclinent en trois longueurs (56, 72 et 110 mètres) et deux types de motorisations (électrique ou bimode thermique-électrique). Ils peuvent accueillir jusqu’à 330 passagers, et circuler à 160 km/h. Ils offrent un confort accru grâce aux sièges équipés de liseuses individuelles et de prises électriques, aux espaces dédiés aux vélos et aux bagages ou encore aux larges baies vitrées et au niveau sonore réduit. Le plancher bas intégral permet l’accessibilité à tous . Les déplacements à bord sont plus fluides avec des zones passagers spacieuses.

Les coûts d’acquisition, d’exploitation et de maintenance ainsi que les coûts de rénovation ont été pris en compte dès la conception afin de contenir les dépenses qui seront engagées pendant les 30 années de la durée de vie du train.
A ce jour, 299 trains Coradia Polyvalent ont été commandés dans le cadre du contrat confié à Alstom par SNCF en octobre 2009, dont 235 rames par 9 régions françaises et 64 rames par l’Etat, autorité organisatrice des trains d’équilibre du territoire (Intercités). La fabrication des Coradia Polyvalent mobilise plus de 4 000 emplois en France chez Alstom

et ses fournisseurs. Six des sites d’Alstom en France conçoivent et fabriquent les trains Coradia : Reichshoffen pour la conception et l’assemblage, Ornans pour les moteurs, Le Creusot pour les bogies, Tarbes pour les chaînes de traction, Villeurbanne pour l’informatique embarquée et Saint-Ouen pour le design.

(source : communiqué Alstom)

 

Alstom avait été sanctionné en 2014 pour avoir versé plus de 75 millions de dollars de dessous de table dans plusieurs pays.

 Alstom était déjà monté à 50% du capital de cette entité l'an passé.

Le site d'Ornans emploi aujourd'hui 280 salariés. Il en a compté plus de 400. La fusion avec Siemens renforce les inquiétudes du maire de la commune.

Son PDG a annoncé devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale qu'Alstom va vendre ses parts dans les coentreprises où il est présent avec GE. Une opération qui permettra de verser des dividendes exceptionnels avant le rachat par Siemens.

L'ancien ministre, auditionné par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la politique industrielle du gouvernement, a estimé que « le gouvernement doit faire respecter l'accord ».

Après des fusions comme Alstom, Alcatel ou STX, ses 30 membres planchent sur la politique industrielle.

Plusieurs arrêts de travail sont intervenus ce jeudi 30 novembre. Le rachat de ce qu'il reste d'Alstom par Siemens inquièten les salariés. Et ce n'est pas l'expérience de l'achat de la branche énergie par GE qui les rassure.

Deux filiales vo,nt être créées : l'une pour le bus électrique, l'autre pour les tram sur pneu.