L'intégration d'Opel dans les chiffres de vente de PSA font faire un bond spectaculaire au constructeur français. Mais même sans cela, le groupe est en forme, avec + 15,7 % pour Peugeot et + 13,2% pour Citroën.

PSA confirme la mise en œuvre de son projet de retour progressif sur dix ans en Amérique du Nord.

L'usine PSA de Mulhouse (Haut-Rhin) est passée définitivement au "mono-flux", à savoir la concentration de sa production de véhicules sur une seule ligne, a-t-on appris mardi de source syndicale.
La direction a annoncé le basculement complet dans cette organisation mardi, lors de la réunion mensuelle du comité d'établissement, ont rapporté les syndicats FO et CFE-CGC.
"C'est un moment historique pour le site" qui fabrique des voitures depuis près de 50 ans, a commenté Laurent Gautherat, responsable CFE-CGC.
La dernière étape a été franchie dimanche, avec l'arrêt de la dernière équipe qui produisait la Citroën C4 et la DS 4 sur une ligne spécifique, uniquement pendant les week-end, ont souligné FO et la CFE-CGC.
Cette suppression d'équipe va entraîner le départ de près de 500 intérimaires dans les prochaines semaines, à l'échéance normale de leur contrat, a-t-on précisé de même source.
Désormais, l'usine d'un peu plus de 5000 salariés permanents concentre sa production sur une seule ligne pour trois véhicules: la Peugeot 2008, la DS 7 et les premiers exemplaires de la nouvelle Peugeot 508.
PSA a instauré le monoflux de façon progressive depuis quatre ans dans le cadre d'un programme d'investissement de 400 millions d'euros qui doit "faire de Mulhouse l'une des usines les plus modernes du groupe", selon la direction
du constructeur
Selon PSA, il représente "l'organisation du futur", garante de la compétitivité des usines françaises, grâce à l'amélioration de la productivité, la réduction des coûts et l'utilisation maximale des capacités de production. Il est également en vigueur dans l'usine de Poissy (Yvelines).
Les syndicats en critiquent toutefois la flexibilité accrue, défavorable aux conditions de travail faute d'embauches suffisantes selon eux, ce qui se traduit à Mulhouse par la multiplication des samedis et dimanches travaillés.
"On est tout le temps au taquet", a relevé Deborah Schorr, responsable FO de l'usine.

(AFP)

La direction maintient son projet de relever la durée du travail de 35h à 37h45 par semaine, mais avec une augmentation de salaire de 3,1 % au lieu de 2,86 %.

Le marché automobile européen a progressé de 9,6% en avril, confirmant sa bonne forme avec des hausses sur les cinq grands marchés nationaux (Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Espagne), selon des statistiques publiées jeudi.
Les immatriculations du groupe PSA ont bondi de 70% grâce à la consolidation d'Opel/Vauxhall avec Peugeot, Citroën et DS, alors que Renault a progressé de 9,7%, d'après les chiffres de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

(AFP)

Les fans de la 2CV Citroën se sont retrouvés ce week-end à La Vèze, près de Besançon. Un rassemblement pour célébrer l'anniversaire de la voiture mythique de Citroën.

Le marché automobile français bondit de 9,03% un an, au mois d'avirl. PSA bénéficie toujours de l'intégration des chiffres d'Opel. Peugeot progresse cependant de presque 12%

L'intégration d'Opel dope la performance de PSA. Son chiffre d'affaires est en hausse de 42% au premier trimestre 2018. Et les ventes reprennent en Chine.

Le marché automobile français se porte bien, les groupes PSA et Renault affichant une embellie des ventes qui traduit l'amélioration de la consommation et du moral des ménages dans l'Hexagone. En mars, la hausse a été de 2,2% sur un an, avec un total de 231 110 voitures neuves vendues sur le marché français, selon les statistiques publiées dimanche par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).
En mars 2018 par rapport à mars 2017, le groupe français PSA progresse de 14,35% à 72 008 voitures neuves vendues, aidé par les bonnes ventes de DS, en hausse de 14,78%, pour un total de 2 540 véhicules commercialisés.
Depuis août 2017, l'intégration de sa filiale Opel, qui était auparavant dans le giron de General Motors, continue à favoriser le constructeur. La marque allemande a écoulé 7363 voitures neuves.
Après celle de DS, la plus forte progression des immatriculations le mois dernier revient à Dacia (groupe Renault), avec une hausse de ses ventes de 14,42%, tandis que Citroën stagne (-0,10%).
Avec 63.119 unités, le groupe Renault progresse de son côté de 3,86%, grâce à sa filiale roumaine Dacia, qui affiche 13.921 ventes, là où la marque au  losange ne gagne que 1,16% avec 49.171 voitures vendues. Les groupes tricolores progressent ainsi de 9,20% sur l'ensemble du marché, dont ils détiennent 58,48%, tandis que les constructeurs étrangers baissent de  6,26% à 41,52% de parts de marché.

(source : AFP)

Le patron de PSA Carlos Tavares va toucher une rémunération exceptionnelle d'un million d'euros, liée à la mise en oeuvre du plan de redressement de sa filiale allemande Opel, selon le document de référence du groupe automobile consulté vendredi par l'AFP. Cette prime permet à M. Tavares de porter sa rémunération totale à 6,7 millions d'euros au titre de l'année 2017, contre 4,7 millions en 2016 et 5,2 millions en 2015.
La publication de ces informations réglementaires, consultables sur le site internet du groupe, intervient au moment où la filiale Opel/Vauxhall, acquise à l'été 2017, vient d'annoncer un plan de départs volontaires pour ses salariés allemands.
Selon le document de référence de PSA, une rémunération exceptionnelle d'un million d'euros sera attribuée à M. Tavares pour "l'élaboration et la mise en place du plan de redressement d'Opel Vauxhall". Cette prime "est liée aux enjeux que représente l'acquisition d'Opel/Vauxhall, en termes de changement de dimension du groupe, et (à) la nécessité de redresser la situation d'Opel le plus rapidement possible", a déclaré un porte-parole du groupe contacté par l'AFP.
La rémunération annuelle de 6,7 millions d'euros de M. Tavares au titre de 2017 se décompose en une partie fixe de 1,3 million, une part variable de 2,4 millions, l'attribution d'actions "de performance" (130.000 actions valorisées à environ deux millions d'euros), et la prime liée à Opel pour un million.
(source : AFP)