Elle vient de partir ce mercredi matin, 12 décembre, de l'usine GE de Belfort. La turbine à gaz la plus puissante au monde est sortie des ateliers et a pris la route de la Malaisie.

L'attente d'éventuelles décisions de General Electric vis-à-vis du site de Belfort inquiète fortement les acteurs économiques, et plus particulièrement les sous-traitants. La date du 31 décembre apparaît comme un couperet: elle marque la fin de l'accord GE-Alstom. Des discussions autour de l'hypothétique amende, de la restructuration de General Electric, de la diversification du nord Franche-Comté et des sous-traitants animent les réflexions et les débats. Comme pour mieux préparer l'avenir. Au cas où... Dans ce cadre, le cluster de l'énergie, La Vallée de l'Énergie, peut jouer un rôle stratégique. Entretien avec son président, Dominique Balduini.

Daniel Hissel, professeur à l’université de Franche-Comté travaille depuis une vingtaine d’années sur la pile à combustible. Responsable d’une équipe au laboratoire de Belfort, il aime à croire que les procédés que ses équipes développent sont promis à un bel avenir.

L'accord de vente de la partie énergie d'Alstom était assortie d'un engagement de création de 1 000 emplois. Il est aujourd'hui acquis que cet objectif ne sera pas atteint, ce qui ouvre droit à pénalités à l'encontre du consortium américain. Ces millions attisent les convoitises. Mais pour quoi faire ?

Belfort s'inquiète en attendant les prochaines décisions du géant américain General Electric (GE), un des plus gros employeurs de la région dans ses deux usines locales mais qui traverse actuellement de sérieuses turbulences.

Les 1 000 emplois promis par GE lors du rachat de la branche énergie d'Alstom resteront au stade de la promesse. Le conseil municipal de Belfort a adopté ce jeudi soir une motion pour s'en émouvoir et pour demander une part de l'amende qui doit être versée en contrepartie.

La minsitre du Travail estime que GE doit respecter ses engagements. Les pénalités représentent une amende potentielle de près de 34 millions d'euros si la situation n'évolue pas d'ici à la fin 2018.

Le produit de ces ventes doit notamment permettre de verser aux actionnaires un dividende extraordinaire à l'occasion de la prise de contrôle par l'allemand Siemens d'Alstom.

Le conglomérat industriel américain General Electric (GE) a annoncé ce vendredi 10 avril maintenir son principal objectif financier d'un bénéfice par action ajusté compris entre 1 et 1,07 dollar, en dépit d'une perte trimestrielle et des doutes sur sa capacité à se relancer.
"Nous sommes en train d'observer des signes de progrès dans notre performance", a expliqué le PDG John Flannery, soulignant que l'entreprise avait réussi à réduire ses coûts structurels de 805 millions de dollars au premier trimestre et était en voie pour atteindre son objectif de 2 milliards d'économies dans ses activités industrielles en 2018.

(AFP)