Le conglomérat américain poursuit sa politique de restructuration et de cession d'actifs.

Le produit de ces ventes doit notamment permettre de verser aux actionnaires un dividende extraordinaire à l'occasion de la prise de contrôle par l'allemand Siemens d'Alstom.

Le conglomérat industriel américain General Electric (GE) a annoncé ce vendredi 10 avril maintenir son principal objectif financier d'un bénéfice par action ajusté compris entre 1 et 1,07 dollar, en dépit d'une perte trimestrielle et des doutes sur sa capacité à se relancer.
"Nous sommes en train d'observer des signes de progrès dans notre performance", a expliqué le PDG John Flannery, soulignant que l'entreprise avait réussi à réduire ses coûts structurels de 805 millions de dollars au premier trimestre et était en voie pour atteindre son objectif de 2 milliards d'économies dans ses activités industrielles en 2018.

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La commission nationale demande que l'Assemblée nationale joue un rôle de contrôle plus développé. Le dossier Alstom a suscité de fortes divergences, certains parlementaires estimant que les intérêts français n'ont pas été suffisamment défendus.

General Electric (GE) a annoncé vendredi qu'il allait inscrire une charge exceptionnelle de 4,24 milliards de dollars dans ses comptes du premier trimestre, en raison de sa décision de réviser ses résultats 2016 et 2017.
Cette annonce entre dans le cadre de l'adoption par le conglomérat industriel de nouvelles règles comptables visant non seulement à prendre en compte les recettes générées par les contrats noués sur le long terme mais aussi à avoir une base de comparaison équivalente entre les performances futures, dont 2018, et celles des deux dernières années.

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En novembre, le solde était négatif de 590 postes, selon la commission d'enquête. Au contraire, la direction France de GE avait elle comptabilisé 358 créations nettes à fin 2017.

L'ex-PDG d'Alstom, Patrick Kron, a défendu mercredi la pertinence de la vente du pôle énergie de l'entreprise française à General Electric, assurant par ailleurs que cette opération ne s'était pas faite sous la pression de la justice américaine.
"Chaque jour a conforté la pertinence de l'analyse qui avait été faite sur le risque que le statu quo faisait courir au groupe", a déclaré l'ancien président-directeur général d'Alstom et actuel président du fonds français de capital-risque Truffle Capital, lors d'une audition devant des parlementaires.

Il s'exprimait devant la commission d'enquête sur les décision de l'État en matière industrielle, qui concerne notamment Alstom. Le conglomérat General Electric avait racheté en 2015 le pôle énergie de l'industriel français.
"Les faits m'ont donné raison sur la nécessité d'agir et également sur le choix du partenaire qui a été retenu", General Electric, a jugé Patrick Kron.  Selon lui, "Alstom n'avait plus la taille critique" et s'était retrouvé en grande difficulté alors que ses marchés s'effondraient.

L'ex-dirigeant a par ailleurs évoqué une "incroyable rumeur" qui dit "que j'aurais vendu à la demande et sous la pression de la justice américaine en gros pour me protéger de poursuites à mon égard". En décembre 2014, le groupe français avait payé une amende record de 772 millions de dollars aux États-Unis pour des faits de corruption dans plusieurs pays. Un cadre français d'Alstom, Frédéric Pierucci, a été arrêté et a écopé d'une peine de trente mois de prison.
"Je n'ai jamais subi quelque pression que ce soit, je n'ai jamais été exposé à aucun chantage de quelque juridiction que ce soit", "ni des Américains ni d'aucune autre juridiction", a insisté Patrick Kron.
"Ces insinuations sont infondées, elles sont insultantes à mon égard comme d'ailleurs à l'égard de l'ensemble des administrateurs qui ont soutenu à l'unanimité ce projet", a-t-il dit.

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GE a réussi à économiser 1,7 milliard de dollars en 2017 et vise 2 milliards d'économies pour 2018, ce qui lui permettrait de dépasser son objectif de 3,5 milliards de dollars d'économies.

General Electric (GE) a indiqué mercredi que la SEC, le gendarme de la Bourse américain, avait ouvert une enquête sur ses annonces récentes, dont une charge exceptionnelle de 6,2 milliards de dollars liée à son activité d'assurance. "Nous avons été informés par la SEC qu'elle enquêtait sur le processus ayant conduit à une augmentation des réserves dans l'assurance et à la charge inscrite (dans les comptes du) quatrième trimestre", a déclaré la directrice financière Jamie Miller, lors d'une conférence téléphonique avec les analystes financiers. "Nous coopérons entièrement avec l'enquête qui est à un stade préliminaire", a ajouté la dirigeante.

Le 16 janvier, le conglomérat industriel, qui traverse une passe difficile, avait prévenu les marchés financiers qu'il allait inscrire dans ses comptes du quatrième trimestre une charge exceptionnelle de 6,2 milliards de dollars liée à son activité d'assurance. Outre cette charge, la filiale d'assurance-vie et d'assurance-maladie NALH (North American Life and Health) constituerait des réserves de 15 milliards de dollars sur sept ans qui seront financés par la branche financière, GE Capital Global Holdings (GECGH), à hauteur de 3 milliards de dollars immédiatement et de 2 milliards de dollars par an entre 2019 et 2024. Ces annonces tombaient mal pour GE, en pleine restructuration.

L'entreprise a par ailleurs annoncé mercredi avoir clôturé l'année 2017 sur une grosse perte nette de 6,2 milliards de dollars et un recul de 1,3% à 122,09 milliards du chiffre d'affaires.

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Les relations entre les deux entreprises s'étaient notamment tendues en 2016 autour du contrat pour l'entretien des turbines à vapeur équipant les centrales nucléaires françaises.