L'intégration d'Opel dans les chiffres de vente de PSA font faire un bond spectaculaire au constructeur français. Mais même sans cela, le groupe est en forme, avec + 15,7 % pour Peugeot et + 13,2% pour Citroën.

Le groupe français Alstom a annoncé ce mardi 31 juillet avoir remporté une commande de près de 330 millions d'euros auprès de l'opérateur ferroviaire italien (NTV) pour la fourniture de cinq rames de trains pendulaires Pendolino, assortie de trente ans de maintenance. NTV, un opérateur privé qui exploite en Italie des trains sous la marque Italo, exerce ainsi une option sur un contrat conclu avec Alstom en octobre 2015, a précisé dans un communiqué le constructeur ferroviaire français. Cette nouvelle commande portera à 22 trains la flotte de Pendolino d'Italo, qui dispose aussi de 25 trains à grande vitesse AGV (une nouvelle génération de TGV d'Alstom, dont il est resté le seul client). Les Pendolino peuvent transporter 480 personnes à une vitesse maximale de 250 km/h.

(AFP)

La commande de la SNCF représente un montant de 3 milliards d'euros, qualifié d'historique.

PSA confirme la mise en œuvre de son projet de retour progressif sur dix ans en Amérique du Nord.

Siemens deviendra l'actionnaire principal du nouvel ensemble, avec 50,7% des parts à la suite d'une augmentation de capital réservée, qui va diluer d'autant les actuels actionnaires d'Alstom.

La Commission européenne craint que cette "concentration ne réduise la concurrence pour la fourniture de plusieurs types de trains et de systèmes de signalisation".

Un quart des effectifs du site sont ainsi appelés à disparaître. Mais la direction présente cela comme une étape du rebond et annonce quatre nouveaux modèles à Mandeure.

Les 1 000 emplois promis par GE lors du rachat de la branche énergie d'Alstom resteront au stade de la promesse. Le conseil municipal de Belfort a adopté ce jeudi soir une motion pour s'en émouvoir et pour demander une part de l'amende qui doit être versée en contrepartie.

C'est la fin d'une ère pour GE. Son chiffre d'affaires s'est érodé ces dernières années et des pertes nettes de plus de 6 milliards de dollars ont été enregistrées en 2017.

Les mauvaises nouvelles s’enchaînent à General Electric et les syndicats tirent la sonnette d’alarme. Pour eux, il faut imaginer Belfort sans GE dès maintenant, pour reconstruire une industrie performante dans le domaine de l’énergie. Hélène Gonon, déléguée syndicale CFE-CGC (cadres), livre une analyse de la situation inquiétante pour la fin d'année 2018 . Au-delà de la présence du géant américain dans la Cité du Lion se pose la question de ses loyers au syndicat mixte belfortain (un engagement jusqu'en 2035 vient d'être signé) ou encore du retour sur investissement des travaux opérés par les collectivités locales pour aménager les routes.