Plan grand froid dans le Doubs : 12 places supplémentaires

« Au regard des températures négatives annoncées pour les prochains jours, Joël Mathurin, préfet du Doubs, a décidé de mobiliser des places d’hébergement supplémentaires à Besançon, Pontarlier et Montbéliard en abri de nuit, afin qu’aucune personne nécessitant un hébergement d’urgence ne reste sans abri, annonce la préfecture du Doubs dans un communiqué.
Le nombre de places sera si besoin ajusté en fonction de la demande, des signalements des veilles mobiles et du numéro « 115 ».
Un dispositif de veille sociale existe tout au long de l’année pour les personnes sans domicile. Il est mis en œuvre par le Service Intégré d’Accueil et d’Orientation (SIAO). Ce service gère la plate-forme téléphonique du numéro de téléphone « 115 » que chacun peut appeler 24h/24 toute l’année pour faire part d’une situation de détresse.
Des veilles mobiles dites « maraudes » sont renforcées en hiver sur Besançon, Pontarlier et mises en place sur Montbéliard.
Pour assurer une réponse la plus adéquate possible, quatre accueils de jour sont ouverts : deux sur Besançon, un à Montbéliard et un à Pontarlier ainsi que des sites de restauration sociale.
Pour répondre aux demandes, le département du Doubs dispose de manière pérenne de places d’hébergement d’urgence.
Pendant la période hivernale (du 1er novembre au 31 mars), un renforcement des dispositifs est assuré. Ainsi, 12 places supplémentaires sont mobilisées.
La Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations (DDCSPP), les services de secours, les collectivités locales et les associations sont fortement mobilisés au service des publics fragiles durant cette période.
Pour rappel :
Toutes les demandes d’hébergement d’urgence sont à solliciter auprès du « 115 ».

Le géant américain General Electric envisage de supprimer jusqu’à 470 postes à travers la France, pour l’essentiel via des ruptures conventionnelles collectives, a-t-on appris  ce madi de sources syndicales.Sont concernés 149 postes chez Power Conversion France, 90 chez Grid et 229 (dont 146 à Belfort) chez Alstom Power System, a-t-on précisé de même source.

 

GE a ouvert des négociations afin de réduire ses effectifs en France, hors Boulogne-Billancourt (siège du groupe en France), à travers le dispositif de rupture conventionnelle collective, instauré par les ordonnances Macron de septembre 2017, toujours selon ces sources syndicales.

 

Interrogée par l’AFP, la direction de la communication de GE à Belfort a confirmé l’ouverture de ces négociations, se refusant à tout autre commentaire.

 

« GE procède actuellement à une revue de ses activités pour s’assurer qu’elles sont les mieux à même de répondre aux réalités du marché et permettre leur succès à long terme », a-t-elle déclaré.

 

« Dans cet esprit, GE a entamé des discussions avec les représentants du personnel d’APS (Alstom Power Systems) sur la faisabilité d’un plan de départs volontaires dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective », a-t-elle poursuivi, précisant ne pas être « en mesure de partager plus d’information à ce stade ».

 

Dans un tract commun, la CFDT et la CFE-CGC d’Alstom Power System s’inquiètent des « conséquences des réductions d’effectifs sur la continuité des activités, sur le maintien des compétences et des expertises » et demandent des embauches pour compenser ces éventuelles pertes de compétences.

 

Pour cette entité de GE, le plan de rupture conventionnelle collective est complété par un « projet seniors » qui concerne l’ensemble des établissements et les 1844 emplois en CDI. Les 229 postes visés le sont à travers les deux dispositifs de départs.

 

La CGT demande quant à elle « un plan ambitieux d’embauches avec la mise en place de tutorats de façon à remettre la pyramide des âges à l’endroit ».

 

De source syndicale, ce dispositif de rupture conventionnelle collective n’écarte en rien la possibilité d’un plan social ultérieur.

 

Les négociations ont été ouverte dès décembre dernier pour l’entité Power System. Une première réunion s’est déroulés la semaine dernière à Boulogne-Billancourt pour Alstom Power System qui doit être suivie par d’autres rendez-vous chaque semaine, avec, selon les syndicats, une volonté de la direction d’enregistrer les premiers départs dès avril.