Belfort: l’Odyssée du Cirque appelle aux dons (© Odyssée du Cirque)

Belfort: l’Odyssée du Cirque appelle aux dons

L’Odyssée du Cirque appelle à la participation des habitants de l’Aire urbaine, via un financement participatif, afin de déménager de Bavilliers vers la gare TGV, dans la ZAC des Tourelles de Morvillars.

« Nous avons de grands projets, mais aujourd’hui nous sommes en danger en restant là où nous sommes », assure Christiane Gibert, présidente de l’Odyssée du Cirque. Installée à Bavilliers depuis plus de quinze ans, l’Odyssée du Cirque ne pouvait plus rester dans ce lieu qui lui coûtait plus d’argent qu’il ne lui en rapportait. Comme nous l’expliquions au mois de juin dernier et comme le rappelle la présidente, « trop de projets sont refusés actuellement. De trois chapiteaux en 2015, deux seulement ont pu être installés. Cela induit des activités devenues impossibles à mettre en place ou à un certain prix: manutention pour l'équipe, manque de parking pour les usagers, panne de chauffage, accès difficile.... » L’Odyssée organise un financement participatif et espère donc mobiliser les habitants de l’Aire urbaine.

Vers un centre régional des arts du cirque ?

L’acquisition du terrain devrait coûter 100 000 € à l’Odyssée et l’organisation espère récupérer 10 % de cette somme, soit 10 000 €via le financement participatif. « On a perdu de l’argent à Bavilliers, ce qui ne nous permet pas d’investir aujourd’hui… » regrette la présidente. La participation à ce projet permet une déduction fiscale. Avec ce nouveau terrain, les ambitions sont logiquement revues à la hausse et l’Odyssée du Cirque espère pouvoir mettre en place son centre régional des arts du cirque. Dans ce cadre, cela pourrait être un véritable avantage de se situer à la Jonxion, au centre de l’Aire urbaine et à deux pas de la Gare TGV. « Nous avons également des partenariats avec la Suisse, rappelle Christiane Gibert. C’est l’endroit parfait ! » Des financements vont être demandés à la Région, au Département, à l’Europe… afin d’abord d’acquérir le terrain et un nouveau chapiteau, mais également de réaliser des travaux de terrassement.

« On a de grands rêves; on a la possibilité d’être un vecteur d’emplois, de nous développer, de créer quelque chose de beau. Il nous faudra juste un petit coup de pouce », lance la présidente, prête à relever le défi.

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.