Smash Hit Combo réalisera un concert pour enfants lors du festival Impétus. Smash Hit Combo réalisera un concert pour enfants lors du festival Impétus. (Impetus festival)

Festival Impétus : les 4 infos à retenir de la programmation

Pour sa 9e édition, le festival Impétus reprend ses bonnes vieilles habitudes et investit la Poudrière de Belfort, le Moloco d’Audincourt et le Catering Café Music d’Héricourt pour trois soirées déjantées et rythmées, du 27 au 29 avril. Entre groupes confirmés, locaux et totalement surprenants, la programmation prépare de belles surprises et pas seulement musicales.

Les têtes d’affiche

Pour la première soirée du festival à la Poudrière, c’est le trio canadien Metz et leur rock très punk, qui viendra chauffer le public. Le groupe, dont les lives sont réputés, fera sa seule date en France à Belfort. La véritable tête d’affiche du festival sera pourtant High on Fire, le lendemain au Moloco. À la fois « bourrin et inspiré », comme l’expliquent les programmateurs, pas de doute sur le style : gorge saturée, rythme de batterie frénétique et guitare qui crisse... Pour clôturer le festival, il faudra aller comme chaque année au Catering Café Music d’Héricourt, avec les deux groupes Celeste et Prométhée. Habitués des grands festivals du genre, ils réaliseront deux shows qui promettent d’en mettre plein les yeux et les oreilles.

Les improbables

Aux rayons des concerts qui resteront dans les annales du festival on trouve Zeal & Ardor et Smash Hit Combo. Les premiers ont été créés à la suite d’un pari : mélanger gospel et métal ! Le buzz autour du premier son du groupe a été tel qu’ils en ont fait une marque de fabrique. L’histoire ne dit pas s’ils chantent dans les églises, mais leur concert au Moloco, entre chants et déchaînements, promet de belles découvertes. Smash Hit Combo se destine, eux, à un show unique puisque le concert sera réservé aux enfants ! À la découverte du métal et de ses codes (du pogo au circle pit), le groupe sera accompagné de Zob’ qui donnera la leçon aux plus petits. Volume adapté, maquillage, l’après-midi devrait faire naître quelques vocations ! Enfin Arno de Cea & the Clockwork Wizards viendront réinventer la surf music des années 1960 « en lui offrant un visage sauvage ».

Les locaux 

L’Impetus festival donne aussi la part belle aux groupes locaux. Et il commence avec un petit groupe qui monte, venant de Vesoul. Avec une moyenne d’âge de 17 ans, les membres de tRuckks passent leur bac cette année. Invité au Printemps de Bourges, le groupe est promis à un brillant avenir et leur live promet de faire des étincelles. Les Bisontins de Féroces seront également de la partie avec leur style post rock très musical et onirique. Enfin Prison Life, groupe tout juste formé par des pointures musicales de la scène régionale venant d’enregistrer leur premier album, viendront faire explosé la scène héricourtoise, inspiré par le hardcord métal des années 1990.

Et aussi…

En mettant un point d’honneur à ne pas avoir que de la musique, le festival permet également de belles rencontres artistiques. Entre autres, la rencontre avec Jérémie Grima, auteur du livre Enjoy the violence, une présentation de la scène trash française ; l’occasion de revisiter le parcours des grands groupes de métal français. Plusieurs artistes mélangeront également sons et lumières avec notamment Laurent Berger qui s’amuse avec des cymbales ou Laurent Güdel qui utilise des projecteurs et des sons synthétisés. Yann Leguay aura lui droit à un DJ set particulier puisqu’il fait de la musique en découpant à l’aide d’un cutter son vinyle. Il y aura aussi des liens entre musique et cinéma puisque Tomaga présentera un cinéconcert sur Lucifer Rising, film occulte de Kenneth Anger. Enfin des performances plus visuelles : le Moloco sera habillé par Kurt Haessler et Thomas Begin installera des guitares électriques au plafond de la salle audincourtoise.

Du 27 au 29 avril, à Belfort, Audincourt et Héricourt. Information, programmation et réservation sur le site du festival.

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.