Francis Cottet, François Hollande et Maude Clavequin devant la presse. Francis Cottet, François Hollande et Maude Clavequin devant la presse. (© My Aire Urbaine : Simon Vermot Desroches)

François Hollande: « Il faut faire respecter à General Electric leurs engagements »

François Hollande, en visite à Belfort ce lundi 25 juin, est revenu sur la situation de General Electric. Un dossier qu’il connaît bien puisqu’il était président de la République au moment de la vente de la section énergie d’Alstom au géant américain.

« À l’époque, c’était le meilleur choix. Ils étaient déjà implantés sur le territoire français, ils confirmaient leur envie de conserver tous les sites », assure François Hollande, « je n’ai aucun regret ». La vente de la section énergie d'Alstom à General Electric restera pour les nord Franc-Comtois, l'un des moments forts de la présidence de François Hollande.

Venu dédicacer son livre auprès des militants PS du département, François Hollande défend son bilan et ne laisse pas tous les lauriers du retour en plus en moins bonne forme de l’économie française à l’équipe actuellement en place. 

Cependant, les derniers remous de GE font craindre à nouveau des difficultés pour ce secteur dans la région. « Il faut faire respecter à General Electric leurs engagements et mettre en place les sanctions financières qui ont été décidées en fonction des manquements », commence l’ancien président de la République. Une réaffirmation de la nécessité de faire payer l’amende de 50 000 € à l’État par emploi non créé, et qui pourrait donc élever la note à 34 millions d’euros. Une phrase mainte fois répétée par les politiques, d’abord pour la création des emplois et qui aujourd’hui semble donc parfaitement s’adapter aux nouveaux engagements de GE.

Et si les syndicats répètent que GE « ne paiera pas », François Hollande, lui, compte sur l’importance de la réputation du groupe : « Un groupe comme celui-ci, s’il ne respecte pas ses engagements ici, ne les respectera peut être pas ailleurs. Lors de ma rencontre avec le directeur, il était très attentif à avoir de bons rapports avec le gouvernement, parce qu’il savait que c’était nécessaire », assure François Hollande.

Faute de 1000 emplois, le prix d’une bonne réputation sera donc d’environ 34 millions d’euros. François Hollande espère d’ailleurs que de nouveaux accords, ainsi qu’un nouveau calendrier sera mis en place : « L’idée n’est pas de compliquer la vie de General Electric, mais de créer un nouveau calendrier pour ne pas compliquer la vie de ses salariés »

 

 

 

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.