Le repli des ventes par rapport à avril 2006 est dû au nombre de jours ouvrés moins important et à un tassement habituel en période électorale. Le repli des ventes par rapport à avril 2006 est dû au nombre de jours ouvrés moins important et à un tassement habituel en période électorale. (© PSA - Automobiles Peugeot)

PSA a vendu moins de voitures en avril 2017 qu'en avril 2016

Les ventes de voitures neuves en France ont baissé de 6% en avril, qui a compté deux jours ouvrés de moins qu'en 2016, tandis que pour les motorisations l'essence continue de dominer le diesel, a annoncé lundi le comité des constructeurs français d'automobiles.

"Avec 171 879 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est en baisse de 6% en données brutes par rapport à avril 2016", selon un communiqué du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

Cette baisse s'explique par le fait qu'il n'y a eu que 19 jours ouvrés en avril 2017, contre 21 en avril 2016. En outre, "dans une année électorale, les mois qui précèdent les élections ne sont jamais de très bons mois pour l'achat de voitures neuves", a commenté le directeur de la communication du CCFA, François Roudier. Cependant, sur les quatre premiers mois de l'année et à nombre de jours ouvrés identiques, le marché progresse de 2% à 712 933 véhicules, ce qui est conforme aux attentes pour 2017, assure M. Roudier.

En attendant l'effet des nouveaux modèles

Au niveau des constructeurs, PSA (Peugeot, Citroën, DS) a vendu le mois dernier quelque 50 319 voitures particulières neuves, soit 5,32% de moins qu'un an plus tôt.

Le groupe Renault en a immatriculé 43 169, soit une chute de 8,31% sur un an, et le groupe Volkswagen (VW, Audi, Skoda, Seat...) 21 510, en baisse de 8,54%, selon les chiffres provisoires du CCFA.

Les ventes du groupe FCA (Fiat, Jeep,...) progressent pour leur part de 4,82% à 7 110 voitures neuves.

"Pour toutes les marques les mois à venir seront plutôt positif", estime M. Roudier d'après les chiffres de commandes annoncés, mais les constructeurs qui ont lancé en début d'année de nouveaux modèles comme la nouvelle C3 de Citroën ne voient pas encore ces chiffres de commandes se refléter dans les immatriculations qui demandent un délai, explique-t-il. 

Le marché de l'occasion enregistre lui aussi une baisse en avril, de 6,7% avec 465 161 immatriculations, liée là encore au nombre inférieur de jours ouvrés par rapport à avril 2016, ajoute M. Roudier. Sur les quatre premiers mois de l'année, ce marché progresse de 0,4% à 1,9 million d'unités.

Le diesel poursuit son repli

Au niveau des motorisations, "l'essence à 48,27% est au-dessus du diesel à  48,09% pour le second mois consécutif", a encore indiqué M. Roudier, "ce qui devrait se confirmer sur l'ensemble de l'année".

Sur les quatre premiers mois de l'année, l'essence arrive à quasi égalité  avec le gazole, avec 47,49% de parts de marché contre 47,56% pour le diesel, a-t-il précisé.

Pour la première fois au mois de mars, la part du diesel en France a été  inférieure à celle de l'essence, entérinant un recul continu du gazole qui  représentait encore 73% des immatriculations en 2012.

Pour M. Roudier, "c'est un ensemble de points techniques, de points commerciaux et de craintes de ne plus pouvoir entrer dans les villes avec du diesel qui favorise les motorisations essence."

De plus, "la sortie de nouveaux modèles d'entrée de gamme, avec beaucoup de (petits) moteurs essence 3 cylindres, fait qu'on a un effet de masse. Cela amplifie le phénomène de rejet du diesel qui a été accentué après le Volkswagengate", selon M. Roudier.

Le diesel souffre aussi d'une fiscalité désormais moins avantageuse que par le passé.

(AFP)

 

 

Bernard  Piexi

La force tranquille. Sa capacité de recul aurait pu en faire un tireur sportif, mais ce sont les lecteurs de l'Aire urbaine qui vont apprécier sa précision.