Dans la région le parti présidentiel l'emporte, mais Les Républicains et l'UDI sauvent neuf sièges. Dans la région le parti présidentiel l'emporte, mais Les Républicains et l'UDI sauvent neuf sièges. (© MyAireUrbaine - Pierre-Yves Ratti)

Bourgogne-Franche-Comté: la droite résiste à la vague En Marche

Les Républicains et l'UDI sauvent neuf sièges, le PS un seul et le parti du président de la République en remporte seize, dont trois dans l'Aire urbaine.

Les candidats de la République En Marche ont remporté la majorité des 27 circonscriptions de Bourgogne-France-Comté, mais la droite résiste en conservant neuf sièges (dont les deux du Territoire de Belfort), alors que le PS disparaît pratiquement du paysage législatif régional.
Déjà largement en tête à l'issue du premier tour des élections législatives en Bourgogne-Franche-Comté, le parti du président Emmanuel Macron confirme sa domination en rassemblant 46% des suffrages.
REM remporte seize circonscriptions (dont une revient à un candidat doublement estampillé PS-REM : celle de Frédéric Barbier, dans le Pays de Montbéliard), alors que le PS ne conserve qu'un siège en son nom propre.
Les candidats REM font carton plein dans les départements de la Nièvre et la Haute-Saône. Dans le Doubs, le député écologiste sortant Eric Alauzet, en face duquel En Marche! n'avait aligné aucun candidat, a par ailleurs conservé son siège.

Sept sièges pour Les Républicains, deux pour l'UDI

Mais la droite résiste à la vague En Marche! avec sept sièges pour Les Républicains et deux sièges pour l'UDI.
La "prime au sortant" a notamment fonctionné pour cinq élus LR - l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy Guillaume Larrivé (1ere de l'Yonne), Rémi Delatte (2e de Côte d'Or), Annie Genevard (5e du Doubs), Marie-Christine Dalloz (2e du Jura), Jean-Marie Sermier (3e du Jura) - et un UDI - Michel Zumkeller (2e du Territoire de Belfort).
En revanche, dans la 4e circonscription de Côte d'Or, Charles Barrière, successeur désigné du président UDI du conseil départemental François Sauvadet, a échoué à rependre le flambeau, battu par Yolaine de Courson (REM. Idem dans la 1ere circonscription du Jura, gagnée par La République En Marche face au protégé de l'ancien président de l'Association des maires de France (2004 à 2014) et député-maire de Lons-le-Saunier depuis 1993, Jacques Pélissard (UMP).
Le PS disparaît pratiquement du paysage régional, ne conservant en son nom propre que le siège de Cécile Untermaier (4e de Saône et Loire).

Le FN ne transforme pas l'essai

Le député socialiste sortant Frédéric Barbier (4e du Doubs), qui avait succédé en 2015 à l'ancien ministre de l'Économie Pierre Moscovici, a pour sa part été réélu, mais avec la double investiture PS-REM. Celle-ci lui avait été accordée afin de lui assurer la victoire face à l'eurodéputée FN Sophie Montel dans la très industrielle 4e circonscription du Doubs, berceau de l'industrie automobile.
Le député PS sortant Christian Paul, qui fut le chef de file des frondeurs, a été battu par le candidat REM Patrice Perrot dans la 2e circonscription de la Nièvre, celle de Château-Chinon, fief de François Mitterrand.
La frondeuse Barbara Romagnan s'incline également dans la 1ère circonscription du Doubs face à une novice en politique, Fannette Charvier (REM), que le Premier ministre Edouard Philippe était venu soutenir vendredi à Besançon.
Aucun des six candidats frontistes qui s'étaient hissés au second tour n'a été élu dans la région, alors que le parti de Marine Le Pen y avait réalisé de très bons scores lors des derniers scrutins.
Globalement conforme à la moyenne nationale, le taux d'abstention a atteint 55%, soit 14 points de plus qu'en 2012 (41%).
En 2012, droite et gauche s'étaient partagé les sièges de manière presque égalitaire : 14 députés de gauche (13 PS, 1 DVG) et 13 députés de droite (11 UMP, 1 radical valoisien et 1 Nouveau centre).
(AFP – Angela Schnaebelé)

 

 

Pierre-Yves Ratti

La force tranquille. Sa capacité de recul aurait pu en faire un tireur sportif, mais ce sont les lecteurs de l'Aire urbaine qui vont apprécier sa précision.