Le bar du camping est un lieu à part dans le festival... Qui vit presqu'à contre courant des Eurockéennes. Le bar du camping est un lieu à part dans le festival... Qui vit presqu'à contre courant des Eurockéennes. (©My Aire Urbaine : Simon Vermot Desroches)

On a fait la fermeture du bar du camping des Eurockéennes

Depuis sept ans, l’association du club de foot de Giro-Lepuix gère le fameux "bar du camping". Un endroit de rencontres, de fête et bien sûr de boissons alcoolisées. Une ambiance qui perdure jusque tard dans la nuit. On a fait la fermeture à 5 h. 

Le camping des Eurockéennes ne dort jamais vraiment. Lorsque les concerts se terminent sur la presqu’île du Malsaucy, un nouveau petit festival se met en place au camping où les rangées de tentes célèbres pour le temps rapide de montage semblent interminables. Un peu avant 5 h, la lumière du jour commence à pointer le bout de son nez et chacun s’occupe de ses petites affaires. Il y a ceux qui sont allés dormir avant que la chaleur ne vienne les réveiller, ceux qui discutent tranquillement à une table et ceux qui repartent de plus belle pour refaire les concerts à coup de basse et de musique électro grâce à des enceintes posées au milieu des campements. Il y a cependant un endroit qui s’avère relativement calme à cette heure-ci, malgré les a priori que l’on pourrait avoir : Le bar du camping.

« Il y a une super ambiance »

Au milieu des restaurations et à côté d’une petite scène, le barnum accueille des festivaliers assis à des tables en train de manger. « Ça éponge ! », sourit un festivalier. « J’avais trop faim, ça fait du bien ! » rétorque un autre.  La vie de festivalier n’est pas de tout repos ! Si certains se rabattent sur les boissons non-alcoolisé, d’autres n’hésitent pas à combattre le mal par le mal : « Une bière s’il te plait patron ! » commande un noctambule.  « Il y a des spécimens qui valent le coup », s'amuse Olivier, barman d’un soir. Derrière le bar, l’association du club de foot de Giro-Lepuix. Elle accueille de sacrés spécimens. En voilà d'ailleurs quelques-uns qui arrivent. Comme une revue d'effectifs. Celui qui vient acheter une bière alors que son verre est plein : « Comment veux-tu que je te la remplisse, ta bière ? » questionne Olivier, à peine surpris. « Je ne sais pas », lui répond très sérieusement le festivalier a priori désorienté par cette réponse ! Il y a aussi celui qui drague constamment... Et pas toujours subtilement ! On trouve aussi le festivalier qui dort sous un banc, celui qui tente désespérément de se faire offrir une bière et, bien sûr, celui pour qui la soirée ne fait que commencer et qui se sent prêt à repartir pour une journée complètement folle.

Une trentaine de bénévoles de l'association se relaient de 10 h à 5 h le lendemain. « C’est génial parce qu’on fait la fête. On est en plein milieu du camping. Il y a une super ambiance », confie Olivier. Car si tout semble plutôt calme sous le barnum du bar, il ne faut pas oublier que tout autour les cris et la musique résonnent. « On est bénévole. On n’a pas d’accès aux recettes, mais on a droit à des pass pour les quatre jours et puis on est plutôt bien installé. » Pour tenir, l'équipe se relaie pendant les quatre jours. « En plus, entre 20 h et 3 h il n’y a personne, alors ça nous permet de voir des concerts ! » Ensuite, l'effervescence du camping reprend... jusqu'à l'ouverture des portes du festival ! Le lendemain. 

 

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.