La scène de la Loggia semble avoir trouvé son écrin à l'entrée du festival. La scène de la Loggia semble avoir trouvé son écrin à l'entrée du festival. (© Eurockéennes - Kemmons)

Eurockéennes : on a aimé, on n’a pas aimé

Après cette 29e édition, My Aire Urbaine réalise un bilan totalement subjectif de cette nouvelle édition des Eurockéennes. Des coups de cœur. Évidemment. Un peu de mauvaise foi. Sûrement. Voici ce que nous avons retenu.

On a aimé !

- La Loggia a trouvé son écrin

La scène de la Loggia n’a jamais été facile à gérer. Toujours étriquée entre la Grande Scène et l’espace des mécènes. La déplacer était donc un vrai défi, dans un site déjà délicat à aménager. Mais le pari est réussi. À l’entrée du festival, elle a son écrin. « Au bout de trois jours, on voit même que les gens se l’ont appropriée », confie, satisfait, le programmateur Vivien Bècle. On va pouvoir dorénavant construire son identité, au même titre que la scène de la Plage.

- Hubert-Félix Thiéfaine : le symphonique lui va si bien

Toujours se réinventer. La clé du succès. Et aux Eurockéennes, on aime en plus les projets singuliers. Celui construit entre Hubert-Félix Thiéfaine et l’orchestre Victor-Hugo de Franche-Comté fut un véritable coup de cœur. L’orchestre a donné du coffre et de la profondeur aux textes d’HFT. On pense notamment à Je t'en remets au vent ou encore à Karaganda. Un grand moment.

- Lumières sur…

Jean-Paul Roland, le directeur du festival, a remarqué que l’on n’a jamais monté autant de grosses productions scéniques sur le festival, avec l'accueil des Moderat, DJ Snake, Justice... Le jeu de lumière de Moderat ou encore de Justice était impressionnant. Bluffant. Un spectacle à lui tout seul. On attend de pied ferme les prochaines productions pour en prendre plein la vue.

- De la nourriture pour tous les goûts

De la saucisse de Montbéliard à la spécialité argentine, de la pizza aux fruits frais, il y en avait pour tous les goûts et toutes les envies. Avec 50 stands de nourriture dispersés sur tout le site, les festivaliers n’ont jamais été aussi rassasiés. Tous les stands ont tourné à plein régime pendant le festival, fortifiés par l’affluence record de cette édition.

On a moins aimé !

 

- Des biceps sur la Grande Scène

Nous n’avons toujours pas saisi le message de ces deux affiches accrochées (trop) fièrement sur la Grande Scène, présentant deux bras montrant leurs muscles. Ce culte culturiste ne semble pas correspondre à l’identité du festival ni à celle de Belfort (et non pas « belfort »), qui porte plutôt sur la découverte, l’ouverture et non pas sur le "moi je" que renvoient ces deux images. L’année dernière, on avait eu le droit aux affiches de 2015. Cette année, à un message difficile à saisir. On attend 2018 et la 30e édition.

- L’organisation du camping

On n'a pas séjourné au camping. Mais lors de nos passages, on nous a adressé quelques griefs. Le déménagement n’a pas fait que des heureux. Notamment chez les camping-cars et les caravanes. Ils n'avaient plus la possibilité de s’installer comme ils le souhaitaient. Ils étaient rangés les uns contre les autres. Ces remarques sont aussi le lot des grandes premières, qu'est le réaménagement de cette ville éphémère. Certains campeurs équipés d’enceintes ont également été déçus de devoir les couper à 4 h, se retrouvant priver de festivités. La question est toujours de savoir où l'on place le respect vis-à-vis du voisin. Difficile définition.

- Le merchandising

À part les éco-cup à l’effigie d’Eurock’n’roll circus, les autres produits dérivés de l’année 2017 des Eurockéennes n’étaient pas transcendants. Avoir l’Eurock factory au milieu du festival est très tentant pour repartir avec un souvenir. Mais les vêtements ou autres produits n’ont pas détrôné les dérivés des années précédentes, notamment la saison Born to be Eurock.

 

 

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.