Les ambulanciers se sont rassemblés place Corbis à Belfort. Les ambulanciers se sont rassemblés place Corbis à Belfort. (© My Aire Urbaine : Simon Vermot Desroches)

Les ambulanciers en grève à cause de conditions de travail « inhumaines »

Plusieurs dizaines d’ambulanciers se sont mobilisés ce lundi 25 septembre pour faire entendre leurs revendications. Profitant des nombreux mouvements syndicaux du moment et de l’appel à la grève des transports routiers, ils ont eux aussi mis en avant leurs conditions de travail qu’ils jugent « inhumaines ».

Opération escargot le matin sur la route nationale en direction de l’hôpital et rassemblement sur la place Corbis de Belfort l’après-midi. Les ambulanciers du nord Franche-Comté (venant de Besançon, Belfort, Audincourt ou encore Montbéliard) ont crié haut et fort leurs revendications notamment autour de leurs salaires. Ils ont surfé sur le préavis de grève lancé par la CGT dans le secteur des transports pour leur emboîter la pas. Ce ne sont d'ailleurs que des drapeaux rouge de la première organisation syndicale de France qui flottent dans les rues de Belfort en ce lundi après-midi. En tout, une cinquantaine de salariés se sont rassemblés ce matin, quand on n'en comptait qu'une trentaine cet après-midi.

12 heures travaillées, payées 9 heures

« Notre salaire est plafonné à 90 % en journée et 75 % la nuit, le week-end et les jours fériés. Si nous travaillons 10 heures en journée ou 12 heures de nuit, nous ne sommes payés que pour 9 heures de travail », regrette Robin Hirt, porte-parole des manifestants. En cause, un accord-cadre datant du début des années 2000, applicable dans toute la France et que les ambulanciers comptent bien remettre en cause. Autre point noir, la charge de travail qui découle du nouvel hôpital Nord-Franche-Comté. « Ce sont des nuits de 12 heures, où vous n’arrêtez pas une minute. Entre ces charges, les travaux, les bouchons, on accumule les retards et les temps d’attente pour les patients et les services hospitaliers. Nous sommes en première ligne et nous ne pouvons plus faire notre travail correctement », poursuit Robin Hirt. Les ambulanciers réclament une amélioration de leurs conditions de travail et une réévaluation de leur salaire, basée sur leur temps de travail effectif. Enfin, ils demandent à être affilié au ministère de la Santé et non à celui des Transports comme c’est encore le cas aujourd’hui.

Il sera décidé ce lundi soir si la grève sera reconduite ou non.

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.