Lors du rachat de la filière énergie d'Alstom, GE s'est engagé à créer 1000 emplois nets en France. Lors du rachat de la filière énergie d'Alstom, GE s'est engagé à créer 1000 emplois nets en France. (© MyAireUrbaine - P.-Y.R.)

Griveaux juge "impensable" que GE ne respecte pas ses engagements

GE prévoit de supprimer des emplois à Grenoble. Le secrétaire d'Etat à l'Economie estime pour autant que le groupe américain doit respecter ses engagements de ne fermer aucun site en France et de créer 1000 emplois nets d'ici 2018.

Benjamin Griveaux, secrétaire d'Etat à l'Economie, a jugé ce mardi 17 octobre "impensable" que General Electric ne respecte pas ses engagements sur l'emploi auprès du gouvernement français, au moment où le groupe américain compte supprimer 345 emplois à Grenoble. "Les engagements qui ont été pris devant l'Etat, c'est impensable qu'ils ne soient pas respectés", a déclaré M. Griveaux, interviewé sur Radio Classique.

GE a annoncé cet été vouloir restructurer son activité hydroélectricité, avec notamment un plan de suppression de 345 des 800 postes du site de Grenoble, passé sous le contrôle du conglomérat américain lorsqu'il a racheté la branche énergie d'Alstom en 2014. A l'époque, le groupe s'était engagé à ne fermer aucun site en France et à créer 1000 emplois nets d'ici 2018, des objectifs que M. Griveaux a jugé toujours d'actualité. Le secrétaire d'Etat a comparé la situation avec le cas récent de Nokia, qui compte supprimer plus de 600 emplois en France.

Bien que le finlandais n'ait pas renoncé à ce plan social à l'issue d'une rencontre début octobre avec le gouvernement, "nous avons fait de grands progrès en quelques semaines seulement", a assuré M. Griveaux. "Ce sera le cas également sur le dossier GE."  Il a rappelé que le gouvernement avait demandé à la direction de General Electric de se rendre à Grenoble pour reprendre le dialogue avec les salariés, un déplacement qui aura lieu "prochainement" selon le groupe.
"Je leur ai demandé (...) de se rendre sur le site, d'aller discuter, d'aller dialoguer, d'aller expliquer à la fois (...) comment ils vont mettre en place les moyens pour respecter les engagements qu'ils ont pris devant l'Etat, mais aussi pour donner de la perspective et dire ce que fera demain GE sur le site de Grenoble et ailleurs en France", a conclu M. Griveaux.

(AFP)

Bernard  Piexi

La force tranquille. Sa capacité de recul aurait pu en faire un tireur sportif, mais ce sont les lecteurs de l'Aire urbaine qui vont apprécier sa précision.