"Les gouvernements changent, mais les engagements restent," a assuré Bruno Le Maire. "Les gouvernements changent, mais les engagements restent," a assuré Bruno Le Maire. (© My Aire Urbaine : Simon Vermot Desroches)

Belfort: Bruno Le Maire en visite à Alstom et GE pour rassurer

Ce jeudi 26 octobre se tenait à Belfort le comité national de suivi du dossier Alstom-Siemens. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports, ont fait le déplacement pour participer à cette réunion où étaient conviés syndicalistes, dirigeants d’Alstom et des élus locaux.

Après la fusion Alstom-Siemens, le ministre de l’Économie était attendu à Belfort. Pour rassurer, mais aussi pour exprimer le soutien de l’Etat envers les salariés du site historique de la firme: «Les gouvernements changent, mais les engagements restent», a-t-il clamé. Il a donc réaffirmé que le plan de sauvetage du site mis en place il y a un peu plus d’un an reste en vigueur.

Seconde bonne nouvelle annoncée par le ministre, « le TGV du futur sera bien construit sur le site de Belfort ». De quoi rassurer les élus, alors que les syndicats restent prudents. «On avance petit à petit; c’est bien sûr rassurant, mais on n’a toujours pas d’engagements clairs et précis», regrette Olivier Kohler, représentant de la CFDT.

Au final, rien de nouveau par rapport au dernier comté local de suivi il y a un mois et le représentant de la CFDT n’a pas peur de le dire: «Aujourd’hui, nous sommes rassurés par l’État, qui prouve qu’il suit et tient à cette industrie, mais absolument pas par la direction d’Alstom.»

La fusion, une solution évidente et nécessaire

«Dans le monde industriel actuel, il ne faut pas rester statique. C’est une erreur de penser que l’on peut rester seul, assure Bruno Le Maire, et aujourd’hui, nous nous sommes alliés au meilleur.» Concernant la demande des élus et des syndicats de rester au capital de la société, le ministre assure que cet argent sera plus utile en commande publique qu’en part de capital. Une vision qui a semblé convaincre les élus locaux qui s’étaient inquiétés de ne plus voir l’État au capital d’Alstom. Les syndicalistes, de leur côté, ont demandé la création d’un comité de suivi, un autre, afin de suivre les avancées de cette fusion.

Le ministre a également visité les locaux de General Electric en début d’après-midi. Il a rappelé qu’il serait vigilant à ce que le groupe américain crée les 1000 emplois qu’il avait promis lors du rachat de la branche énergie d'Alstom. «Nous serons très vigilants à ce sujet et nous nous assurerons qu’ils tiennent leurs engagements», a assuré Bruno Le Maire.

Un nouveau comité de suivi sera également créé concernant General Electric. C’est donc la nouvelle solution, des comités de suivi, qui poussent à la même vitesse que les inquiétudes des salariés.

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.