GE annonce 200 recrutements à Belfort

Le groupe américain développe son "centre de services partagés" dans la Cité du Lion. Un peu d'air pour l'emploi dans l'Aire urbaine.

Le groupe américain General Electric (GE) a confirmé son engagement en France avec le lancement officiel mardi du recrutement de 200 personnes pour son "centre de services partagés" pour l'Europe à Belfort.

La création de 200 emplois pour le "centre de services partagés" d'ici 2018 "marque une étape importante de notre engagement en France et à Belfort", a déclaré la présidente de General Electric France, Corinne de Bilbao, lors du lancement officiel de la campagne de recrutement dans la Cité du lion.

300 personnes au total

Ce centre emploie déjà 100 personnes et sera renforcé par les 200 nouvelles recrues. Il fournira des services financiers et comptables à l'ensemble des  activités du groupe en Europe. Développer le "centre de services partagés" de GE à Belfort "nous paraissait évident", a-t-elle ajouté, car "c'est un gros site industriel" (4 100 emplois à Belfort) et "il existait déjà un service de centre partagé venant d'Alstom".

Le conglomérat américain a repris la branche énergie d'Alstom il y a un an pour 9,7 milliards d'euros, faisant du site de Belfort un de ses principaux centres de production.

Marie-Guite Dufay (PS), présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, "première région industrielle de France", a salué l'annonce de ces recrutements "dans un territoire qui souffre", évoquant les récentes "incertitudes autour du site Alstom", un temps menacé par le transfert de quelque 400 salariés en Alsace. "Vous entendre mettre en parallèle le développement de la puissance de feu de GE et le développement de Belfort, c'est un très bon signal pour le territoire", a-t-elle ajouté.

310 postes encore espérés à Belfort

Le maire de Belfort, Damien Meslot (LR), a par ailleurs annoncé que la municipalité et la communauté d'agglomération allaient "continuer à accompagner GE" via de nouveaux investissements "d'un montant de 30 millions d'euros environ" pour "notamment permettre la production des turbines 60Hz à Belfort".

Le secrétaire d'Etat à l'industrie, Christophe Sirugue, s'est félicité lundi de ces 200 créations d'emplois qui interviennent dans le cadre de l'engagement de GE de créer 1.000 emplois nets en France d'ici à novembre 2018. "Cette campagne de recrutement profitera aux diplômés dans les secteurs de la finance et de la comptabilité et qui maîtrisent l'Anglais", a souligné le président du conseil départemental du Territoire-de-Belfort, Florian Bouquet  (LR).

Le site de Belfort sera également concerné par la création de 310 postes  "hautement qualifiés" en ingénierie et technologie annoncée en 2015.

(source: AFP)

Pierre-Yves Ratti

La force tranquille. Sa capacité de recul aurait pu en faire un tireur sportif, mais ce sont les lecteurs de l'Aire urbaine qui vont apprécier sa précision.