L'assemblée nationale cherche à comprendre quelle est la politique industrielle de la France, après des opérations comme le rachat d'Alstom Power par GE. L'assemblée nationale cherche à comprendre quelle est la politique industrielle de la France, après des opérations comme le rachat d'Alstom Power par GE. (© MyAireUrbaine)

Montebourg, les PDG de GE France et d'Alstom auditionnés par la commission d'enquête sur la politique industrielle

Après des fusions comme Alstom, Alcatel ou STX, ses 30 membres planchent sur la politique industrielle.

La commission d'enquête de l'Assemblée sur la politique industrielle de l’État auditionnera mercredi l'ancien ministre Arnaud Montebourg, puis la présidente de General Electric France Corinne de Bilbao et le PDG d'Alstom Henri-Poupart Lafarge jeudi, a-t-elle annoncé vendredi. Cette commission, créée à la demande des Républicains et présidée par Olivier Marleix (LR), avec comme rapporteur Guillaume Kasbarian (LREM), a déjà entendu des syndicats d'Alstom, de Nokia, de STX ou de GE Hydro par exemple.

Après des fusions comme Alstom, Alcatel ou STX, ses 30 membres planchent sur la politique industrielle et les moyens pour "protéger les fleurons industriels" mais aussi les "intérêts stratégiques", et examine "les décisions de l'Etat en matière de politique industrielle. L'objectif de la commission est de "s'interroger sur les moyens juridiques, économiques et financiers dont dispose l'État mais aussi de la stratégie adoptée, pour favoriser le maintien en France de notre patrimoine industriel stratégique", selon la demande initiale LR. En plus de voir "comment les ministres font usage de leurs prérogatives", notamment de contrôle et sanction, la commission souhaite savoir "quand des conditions sont mises, comment elles sont négociées avec les entreprises, avec quels intermédiaires, comment l'Etat s'assure du respect des engagements", avait expliqué M. Marleix.

Comme Emmanuel Macron, ex-ministre de l'Economie, ne pourra pas être entendu puisqu'il est président de la République, "il n'y a pas de raison qu'on ne puisse pas entendre l'ancien directeur de cabinet de l'ancien ministre", avait glissé mi-novembre M. Marleix, faisant allusion à Alexis Kohler, désormais secrétaire général de l'Elysée.

Installée en novembre, elle doit boucler ses travaux dans les six mois.

(AFP)

Pierre-Yves Ratti

La force tranquille. Sa capacité de recul aurait pu en faire un tireur sportif, mais ce sont les lecteurs de l'Aire urbaine qui vont apprécier sa précision.