Depuis la fusion Alstom-Siemens, de nombreuses voix s’étaient élevées, notamment les syndicats et les élus locaux, pour que l’État français reste au capital du groupe. Il avait jusqu’au 17 octobre pour exercer ce droit, et c’est donc désormais officiel : l’État ne fait plus partie du capital d’Alstom.

Lors de l’événement « Ça turbine » organisé place Corbis à Belfort, l’un des stands a retenu l’attention : Watt Elles. Quatre femmes ont abordé avec les visiteurs la question de l’industrie et des stéréotypes autour des femmes qui travaillent dans ce secteur. Le but : donner envie aux jeunes femmes de se lancer dans cette voie, pour rééquilibrer une filiale principalement masculine.

Belfort, en accueillant le siège européen de General Electric, leader mondial en équipement et infrastructures de production d’énergie, se présente comme l’une des capitales mondiales de l’énergie. Pourtant, cette filiale reste peu connue dans le nord Franche-Comté. C’est pourquoi l’évènement Ça turbine à Belfort est organisé place Corbis vendredi 13 et samedi 14 octobre, pour présenter la filière au grand public.

Même renforcé de Siemens, Alstom restera tributaire du marché, a rappelé Henri Poupart-Lafarge devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Pierre Laurent, numéro 1 du Parti communiste, et Martial Bourquin, sénateur du Doubs, réclament au Premier ministre et au gouvernement de faire jouer l'omption d'achat de l'Etat sur les titres détenus par Bouygues.

 Le groupe automobile annonce l'attribution de nouveaux véhicules pour le début de la prochaine décennie. De quoi consolider le réseau industriel du nord Franche-Comté.

La CGT a demandé une enquête parlementaire eyt Arnaud Montebourg menace de poursuites pénales. Le ministre a répondu que Siemens aurait préféré Bombardier si l'Etat français était entré au capital d'Alstom.

Alstom et Siemens vont, comme attendu, fusionner. Une fusion « entre égaux » pour reprendre les termes employés par les responsables des deux entreprises dans un communiqué commun. L'État français se retire du capital d'Alstom, qui devient Alstom-Siemens. Aujourd'hui, le TGV est donc franco-allemand, mais l'accord prévoit que Siemens puisse détenir plus de 50,5 % du capital au bout de quatre ans. La concurrence du Chinois CRRC (lire encadré ci-dessous, en bas de l'article) est sur toutes les lèvres pour justifier cette fusion, déjà envisagée en 2014. L'opération doit être finalisée fin 2018. (MAJ : 27/09/2017 à 9h17)

Selon le Handelsblatt, le conglomérat de Munich (sud) réunit mardi son conseil de surveillance, pendant qu'Alstom tiendra un conseil d'administration, ce qu'a confirmé une source proche du dossier, ajoutant que les deux conseils se prononceront sur ce projet.

Basée à Atlanta, en Géorgie, cette division de General Electric emploie quelque 13500 personnes au niveau mondial. En 2016, son chiffre d'affaires a avoisiné 2,7 milliards de dollars et sa marge brute d'exploitation a atteint 8%.