Valentigney: Peugeot-Japy limite la casse

L'équipementier automobile Peugeot-Japy, dernière composante du groupe failli Maike à ne pas avoir trouvé d'acquéreur, va finalement être repris, et ce, avec moins de casse sociale qu'initialement redouté, a-t-on appris mardi auprès de l'entreprise.

Le tribunal de commerce de Grenoble a décidé de confier la société de Valentigney (Doubs) à l'un de ses fournisseurs, le groupe de forge et fonderie Farinia. Farinia, qui était le dernier repreneur en lice après le jet de l'éponge de 4A Industrie, prévoyait au départ 58 licenciements sur un effectif de 316 salariés. Après négociations, le nombre de suppressions de poste a été ramené à 28, dont 21 sous forme de départs volontaires. Les 180 intérimaires seront également repris.

Le transfert à Farinia, qui ne reprend pas le passif de l'entreprise, sera effectif au 10 avril. "La responsabilité des salariés a permis aux entreprises du groupe de conserver de l'activité et la confiance de leurs clients dans une phase difficile", a souligné mardi soir le ministre de l'Economie Bruno Lemaire dans un communiqué. "C'est un élément qui a été décisif pour permettre le maintien de l'activité industrielle et des usines", a-t-il poursuivi, ajoutant que les salariés qui ont dû quitter l'entreprise seraient "accompagnés". Cette reprise "marque l'issue d'un processus qui a permis de sauver 4 entreprises industrielles et plus de 900 emplois suite à la faillite du groupe Maike Automotive", selon le communiqué.

Peugeot-Japy, qui avait été placé en redressement judiciaire plus tard que les autres filiales de Maike, est l'héritière de plus d'un siècle d'industrie en France-Comté. La société avait débuté comme filature textile de la famille Japy avant de se convertir à l'automobile avec la famille Peugeot qui en est restée propriétaire jusqu'au début des années 2000. Elle fabrique aujourd'hui des pièces de boîtes de vitesse, principalement pour General Motors et PSA. Les menaces de casse sociale chez ce qui était présenté comme la pépite du groupe Maike avaient provoqué localement une forte inquiétude.

(AFP)

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.