Les travaux devant la gare de Montbéliard en septembre 2017. Les travaux devant la gare de Montbéliard en septembre 2017. (© My Aire Urbaine : Simon Vermot Desroches)

Montbéliard: le temps des investissements est (re)venu

Marie-Noëlle Biguinet a annoncé lundi soir lors du conseil municipal de Montbéliard les projets de la Ville pour l’année 2018, malgré les restrictions budgétaires qui touchent les villes depuis plusieurs années.

C’est « un budget offensif » qu’a présenté ce lundi 26 mars la maire de Montbéliard en conseil municipal. Après ces dernières années passées à diminuer le montant de la dette, à limiter les dépenses, l’heure des chantiers est arrivée. En effet depuis 2014, la dette est passée de 40 à 31 millions d’euros et la capacité de désendettement est passée de 15 à 7 ans. Une politique de redressement financier qui a poussé la mairie à limiter les investissements. En 2017, moins d’un million d’euros étaient prévus pour les projets structurants à réalisation pluriannuelle.

En 2018, ce montant s’élève à 4,5 millions d’euros, sur un budget de 54 millions d’euros. Pour la première année depuis le début de ce mandat, la Ville réalise une épargne nette (différence entre remboursement de la dette et épargne brute sur le budget de fonctionnement) de près d’un million d’euros.

Blancheries, écoles Sous-la-Chaux et Centre-ville

Avec 2,5 millions d’euros dès l’année 2018, l’école Sous-la-Chaux est le grand projet de cette année 2018. il restera ensuite près de 2 millions d’euros à dépenser l’année prochaine. Ce projet vise à construire une nouvelle école primaire qui devrait ouvrir ses portes en septembre 2019.

Second chemin de croix du mandat de Marie-Noëlle Biguinet: la redynamisation du centre-ville. Le réaménagement du parvis de la gare actuellement en travaux coûtera plus de 800 000 euros à la Ville et celui de la ZAC des Blancheries (projet d’écoquartier) coûtera 450 000 euros. La mairie a également signalé que les taux d’imposition resteront au même niveau que l’année passée.

Belfort-Montbéliard, même combat

En 2014, les deux mairies de Montbéliard et Belfort passent du Parti socialiste aux Républicains. Dès leur arrivée, Damien Meslot et Marie-Noëlle Biguinet se présentent comme ceux qui vont redresser économiquement des villes « au bord de la faillite » et « gérées n’importe comment », comme ils aiment tout deux à le rappeler lors de leurs accrochages mensuels avec l’opposition de leur conseil municipal. Cependant après quatre années, et si les deux maires, en bon gestionnaires de droite ont réalisé des économies et diminué le montant de la dette, il leur est difficile de lancer de grands programmes. Et pour cause les dotations de l’État ont drastiquement diminué. « On nous demande à nous qui faisons déjà des efforts de faire encore et toujours plus d'économies, » proteste Marie-Noëlle Biguinet lors de la présentation du budget, tandis que Damien Meslot concédait lors du dernier conseil municipal que « les budgets sont de plus en plus difficiles à réaliser ».

Et l’opposition s’en donne donc à cœur joie : Du « vous allez avoir la même dette que celle que nous avions il y a 4 ans » au « vous n’avez pas de projet et la ville n’aura pas changé pendant ce mandat ». Les taux d’imposition étant intouchables au risque de creuser sa tombe pour 2020, il ne reste à ces maires que de petites économies à gratter par-ci par-là, en essayant de contenter son électorat.

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.