La nouvelle Peugeot 301 devrait être produite en Iran. La nouvelle Peugeot 301 devrait être produite en Iran. (© Automobiles Peugeot)

Faurecia annonce la création de deux nouvelles co-entreprises en Iran

PSA, maison-mère de Faurecia, prévoit de produire 200 000 Peugeot et 150 000 Citroën en Iran d'ici 2021.

L'équipementier automobile français Faurecia a annoncé vendredi la création de deux co-entreprises en Iran, pays à nouveau ouvert aux investissements après la levée de sanctions liées à son programme nucléaire.

Ces deux nouvelles co-entreprises, détenues à 50% par Faurecia et 50% par des partenaires iraniens, fabriqueront respectivement des systèmes de contrôles des émissions des moteurs, notamment des échappements, et des pièces pour les intérieurs de véhicules (planches de bord, panneaux de porte, etc.)

La première co-entreprise sur les émissions moteurs, avec la société iranienne MAAD, est baptisée FCAES et espère atteindre un chiffre d'affaires de "50 millions d'euros en 2020, soit une part de marché de 25%". La production démarrera début 2017. L'autre co-entreprise, avec la firme Azin Khodro, s'appelle AFISCO et vise 50 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020. La production sera lancée début 2018.

Faurecia était déjà présent en Iran via une co-entreprise fabriquant des sièges d'automobiles, FAPSCO. Elle prévoit pour sa part d'étendre sa production "au-delà de son client actuel Renault pour servir Peugeot" et "porter son activité à 340 000 collections de sièges et un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros en 2020".

Ces annonces interviennent alors que la maison-mère de Faurecia, le groupe PSA, vient de reprendre pied en Iran d'où il était parti en 2012 sous la pression des sanctions économiques.

L'objectif des deux co-entreprises conclues par PSA dans le pays est de sortir au moins 200 000 Peugeot et 150 000 Citroën par an d'ici à 2021, échéance du nouveau plan stratégique "Push to pass" dévoilé en avril.

(source AFP)

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.