Les 2Cvont sillonné les routes près de Besançon. Les 2Cvont sillonné les routes près de Besançon. (Photo page Facebook Eric Bolle)

Plus de 2000 "Deudeuches" pour fêter les 70 ans de la Citroën à Besançon

Les fans de la 2CV Citroën se sont retrouvés ce week-end à La Vèze, près de Besançon. Un rassemblement pour célébrer l'anniversaire de la voiture mythique de Citroën.

Quelque 2500 2CV, la voiture mythique de Citroën, sont rassemblées jusqu'à dimanche à La Vèze, près de Besançon, à l'occasion des 70 ans de ce véhicule minimaliste d'après-guerre.
La 25e rencontre nationale des 2CV clubs de France a débuté mercredi et devait accueillir 15000 admirateurs de la "Deudeuche", selon les organisateurs du 2CV club bisontin.

"Les 70 ans, je ne voulais pas les louper, c'est symbolique", raconte Christine Fernandez, 54 ans, qui a fait la route depuis Montpellier avec d'autres "deuchistes", à bord de sa Dolly de 1981, offerte pour ses 50 ans.
Emilie Debard et Mathieu Carnevillier, quant à eux, ont fait la route depuis la Nièvre avec leurs deux enfants de 2 et 10 ans avec tente sur la galerie et poussette dans le coffre d'une 2CV de 1959, dont toute la mécanique a été refaite pour pouvoir avaler des kilomètres.

"Pour deux, trois jours, la 2CV elle est magique, on empile tout dedans", explique Emilie Debard.

2CV de James Bond, 2CV décapotable, 2CV camionnette ou avec gyrophare, et même 2CV transformée en piscine, la petite voiture économique est déclinée sous toutes les couleurs.
Pour les propriétaires d'une Deudeuche, rendue célèbre par le film "Le Corniaud", le rassemblement est aussi l'occasion de faire réparer leur véhicule dans un garage éphémère et de trouver des pièces de rechange.

"Le levier de vitesse, le frein à main, le compteur, le klaxon, c'est tout ce qu'il y avait dans cette voiture", explique Michel Renaud, le président du 2CV club bisontin au volant d'une des dernières 2CV TPV de 1939 exposée pour l'occasion. L'essuie-glace s'actionnait à la main et il n'y avait pas de clignotant pour annoncer qu'on allait tourner: il fallait tendre le bras par la fenêtre.

(AFP)

Pierre-Yves Ratti

La force tranquille. Sa capacité de recul aurait pu en faire un tireur sportif, mais ce sont les lecteurs de l'Aire urbaine qui vont apprécier sa précision.