Peugeot Scooters: les syndicats, « inquiets », réclament le plan de l'actionnaire Mahindra

« Inquiets » de l'avenir de l'entreprise, les syndicats de Peugeot Scooters ont lancé un droit d'alerte pour connaître les intentions sur les effectifs de leur actionnaire majoritaire l'indien Mahindra, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

« Nous voulons savoir, cela fait trop longtemps qu'on nous laisse sans réponses », a déclaré à l'AFP Thierry Sartore, délégué CFTC du constructeur de deux-roues qui emploie 430 salariés à Mandeure. La procédure du droit d'alerte a été votée à l'unanimité par les élus syndicaux du comité d'entreprise, réuni jeudi en séance extraordinaire, a précisé M. Sartore. Ces élus ont posé, lors de la réunion, 11 questions portant notamment sur la préparation ou non d'un PSE - plan de sauvegarde de l'emploi, plan social -, l'avenir des ateliers d'usinage et de montage, le « plan produits » programmé à cinq ans, le calendrier de retour à l'équilibre financier et une recapitalisation d'ici à fin 2018, selon l'ordre du jour.

Dernier constructeur français de deux-roues, Peugeot Scooters est détenu en majorité (51 %) par le groupe indien Mahindra depuis 2015, PSA ayant conservé le solde de 49%. Le nouveau propriétaire n'a, depuis, pas dévoilé ses intentions de long terme pour l'entreprise, selon les syndicats. La direction n'a apporté aucune réponse jeudi, a relevé l'intersyndicale CFDT-CFE CGC-CFTC-Sud. « L'inquiétude sur la pérennité du site et des emplois demeure, c'est le flou total », a-t-elle commenté dans un communiqué. Les réponses seront apportées le 5 juillet prochain à l'occasion de la tenue du Comité paritaire stratégique de l'entreprise, dont la direction a confirmé la date jeudi, a indiqué à l'AFP une porte-parole de Peugeot Scooters.

(Avec AFP)

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.