Montbéliard: l’État s’investit pour les centres-villes, la mairie en profite (My Aire Urbaine - Simon Vermot Desroches)

Montbéliard: l’État s’investit pour les centres-villes, la mairie en profite

Devenue la priorité du mandat de Marie-Noëlle Biguinet, la redynamisation du centre-ville annoncée depuis plusieurs mois prend un nouveau tournant à Montbéliard avec l’arrivée d’une aide importante de l’État et son plan Action Coeur de Ville.

Difficile de rêver meilleur timing. Alors que la ville de Montbéliard a choisi de mettre le paquet depuis un an sur la revitalisation de son centre-ville, voilà que l’État décide de mettre 5 milliards d’euros pour aider les centres-villes du pays avec son plan « Action Cœur de Ville ». Une aubaine pour l’équipe en place à la municipalité, qui investit dans des études depuis plusieurs années pour cette problématique et qui va donc pouvoir lancer une vingtaine de projets en espérant des financements de l’État. « Pendant des années, tout le monde en a parlé; aujourd’hui,on nous aide pour redynamiser nos centres-ville et on mobilise des fonds publics », se réjouit Marie-Noëlle Biguinet, la maire de Montbéliard.

Diminuer un taux de vacance qui atteint 20 % en centre-ville

Pour le moment, Montbéliard semble en avance sur les échéances fixées par l’État, à tel point que la maire n’a aucune idée de ce qui va être financé et à quel niveau, « et celui qui dit le savoir, ment », assure Marie-Noëlle Biguinet. Mais malgré le brouillard, et c’est à noter, la Ville avance ! Outre les actions déjà mises en place depuis un peu moins d’un an, comme la rénovation de façades, le plan lumière, ou le recrutement d’un manager de centre-ville, plusieurs nouveaux projets font leur apparition.
D'abord, l’équipe aux commandes souhaite réhabiliter l’habitat du centre historique. Une étude a été lancée, et devra répondre à une question : qu’attendent les habitants de Montbéliard ? Taille, prix, côté écologique… tout sera pris en compte afin de diminuer un taux de vacance qui atteint 20 % dans le centre-ville. « Avec l’arrivée de l’école d’infirmières, de nombreux étudiants vont arriver, donc nous devons en profiter », assure la maire. L’ancienne sous-préfecture a également été achetée par la mairie et devrait se transformer en pavillon dans les prochaines années, « mais rien ne presse », a assuré la maire, qui attend les retours de l'étude.

Un centre culturel flambant neuf pour 2020

C’est d’ailleurs l’une des politiques actuelles de la ville: acheter des biens. Ainsi, la maison Hirsch, située place Velotte a été acquise par la mairie il y a quelques mois et devrait se transformer d’ici 2020 en centre culturel et de loisirs. Œnologie, chant, danse, yoga, musique: le programme de ce centre devrait être éclectique. Mais l’achat de biens ne se réduit pas à la transformation de bâtiments existants, puisque plusieurs maisons vont être détruites par la municipalité, notamment rue Flamand, près de l’ancien hôpital, avec pour objectif de libérer de l’espace et de créer un véritable axe fort entre le centre-ville et l’ancien hôpital. « Pendant trente ans, nous nous sommes trompés sur la politique de la ville. Aujourd’hui, nous avons un vrai dispositif et nous devons nous en servir. Le retour d’un magasin Leclerc, mi-septembre, en centre-ville me fait penser que ce sont des signes qui vont dans le bon sens. Il va falloir aller vite, cependant », a conclu Marie-Noëlle Biguinet.

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.