Une étudainte présente son travail aux élus régionaux Eric Lançon et Stéphane Guiguet, qui entoure le proviseur du lycée. Une étudainte présente son travail aux élus régionaux Eric Lançon et Stéphane Guiguet, qui entoure le proviseur du lycée. (Région Bourgogne Franche Comté)

Une nouvelle section mode à Montbéliard

Un nouveau BTS a débuté au lycée professionnel des Huisselets, à Montbéliard : métiers de la mode et du vêtement. Déplacé depuis Besançon pour un souci de cohérence, l’adaptation se fait petit à petit pour les élèves comme pour les professeurs.

Le lycée professionnel des Huisselets à Montbéliard a vu un nouveau BTS arrivé dans son giron éducatif, celui des métiers de la mode et du vêtement. Situé pendant plus de 20 ans au lycée Jules-Haag de Besançon, ce BTS a été déplacé vers Montbéliard, afin de compléter l’offre autour de la mode du nord Franche-Comté et notamment les différents métiers autour du cuir. « Je dois avouer qu’on est venu un peu à reculons », assure l’un des professeurs du BTS. Coup dur également pour les étudiants, puisque l’offre en termes de logement étudiant, et notamment le Crous, n’est pas la même à Montbéliard qu'à Besançon… Il a donc fallu que la Région investisse. Entre juin et septembre, un étage réservé par le passé à l’accompagnement aux soins a totalement été revisité pour ce BTS. L’arrivée à Montbéliard n’a donc pas fait que des heureux : « Ça été un coup de stress l’année dernière, confie une étudiante. On ne savait même pas où était Montbéliard. » Certains se retrouvent ainsi éloignés de leur famille, mais commencent doucement à découvrir la ville et même l’apprécier, selon leurs dires. Les plus heureux resteront la Ville de Montbéliard, représenté par son 1er adjoint Gaston Chenu : « Nous sommes très heureux d’avoir une nouvelle formation à Montbéliard. » Et surtout de « créer un dynamisme étudiant en ville ».

Des débouchés presque exclusivement internationaux

Penchés sur leur machine à coudre, les élèves de seconde année travaillent pour le grand événement de leur année : le Salon des mariés à Besançon. Une collection sera ainsi présentée et les étudiants se lâchent totalement. « C’est leur moment créatif au cours de l’année. Car nous les formons pour travailler en milieu industriel, pas pour les défilés », assure la professeure Garnier. C’est donc tout naturellement que l’on retrouve les premières années derrière un écran d’ordinateur. Ici, on travaille les découpes, les coutures automatiques, les formes. « Une chemise que vous achetez à moins de 20 euros, c’est en moyenne 7 secondes de fabrication », illustre la professeure.


Concernant les débouchés, il faudra aussi aller voir ailleurs puisque la fabrication textile ne fait plus partie du paysage industriel français. « Le Canada, travailler avec des groupes chinois, c’est ce qui les attend. Ils ont un stage à la fin de leurs études et on les encourage à aller à l’étranger. Sans cela, ce sera très dur pour trouver du travail », poursuit-elle. Une formation qui s’annonce donc complète et rigoureuse, mais une formation pour laquelle ces jeunes sont prêts, car la mode reste une histoire de passion. Et la passion ils l’ont !

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.