La future école sous la Chaux à Montbéliard. La future école sous la Chaux à Montbéliard. (© Cabinet d'architecture IXO)

Montbéliard: une nouvelle école pour 2019

La future école primaire Sous-la-Chaux de Montbéliard a été présentée en conseil municipal par le cabinet d’architecte IXO, en charge du projet. 

Construite en 1956 et annoncée à l’époque comme « provisoire », l’école Sous-la-Chaux aura donc tenu plus de soixante ans! La nouvelle école est en projet depuis plus de vingt ans, un projet que la mandature précédente n’avait pas réussi à réaliser. Après un appel à projets remporté par le cabinet d’architecture IXO, les travaux débuteront en 2018 pour une mise en service en septembre 2019.

La nouvelle école se situera à l’arrière des locaux du centre Léo-Lagrange, rue des Batteries-du-Parc. Il comportera six salles de classe. Une septième pourra même être disponible en cas d’affluence plus forte, ou de limitation du nombre d’élèves par classe. Les salles de cours fonctionneront en duos, répartis sur trois étages (mais un seul escalier), et chaque duo aura accès à un atelier commun pour les élèves. Le complexe comptera également une salle polyvalente (120 m²), une cantine et une bibliothèque (90 m²). Ces espaces pourront être isolés du reste du complexe pour une utilisation par des associations. L’école s’étendra sur plus de 1200 m² et l’architecte promet des espaces très modulables. À l’extérieur, malgré une pente assez importante, il a été choisi de mettre en place un jardin pédagogique afin de sensibiliser la petite enfance au jardinage.

(© Cabinet d'architecture IXO)

 

La construction se veut un exemple de basse consommation d’énergie. Ainsi, elle sera principalement réalisée avec une structure en bois et aura une forte enveloppe thermique. Des panneaux photovoltaïques seront installés et ainsi l’architecte promet un bâtiment à énergie positive. Concrètement, l’édifice produira plus d’énergie qu’il n’en consommera. De même, les escaliers, les portes, les bardages seront réalisés en bois.

Autre point important: le complexe devrait préserver les qualités paysagères du site, et même proposer aux élèves qui s’ennuieraient en classe une vue imprenable sur la ville ! Les élus se sont félicités pour ce « beau projet, bien pensé et réalisé avec toutes les équipes de la municipalité ». Le coût global est estimé à 3,2 millions d’euros et sera financé à 50 % par la mairie.

Si la précédente école « temporaire » a tenu soixante ans, on peut imaginer qu’avec un entrain politique similaire celle-ci pourra tenir cent-cinquante ans !

Simon Vermot-Desroches

Le spécialiste Afrique de la rédaction ! Ce n'est pas forcément l'atout n°1 pour traiter de l'Aire urbaine, mais la curiosité de ce journaliste n'a d'égal que son goût pour les choses bien faites.